wax.JPGTongs, short et T-shirt ; Jean-Christophe Le Saoût, alias Wax Tailor, improvise une petite conférence de presse dans un coin du hall des sports aménagé en salons presque particuliers. L’affable garçon, biberonné aux classiques du rap américain, multiplie les casquettes : auteur, compositeur, producteur, manager…

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Il a en outre remixé Nina Simone (« Feeling good »), composé pour Cédric Klapisch (Paris) et s’entend dans les TGV… Quand on le retrouve en action sur le coup de vingt heures, il a troqué sa tenue estivale pour une chemise noire et une cravate blanche. Classe, tout comme ce set résolument hip hop qui rappelle les œuvres d’un DJ Cam, voilà une bonne décennie. Un hip hop d’avant le bling bling, pré-gangsta, à l’énergie positive. « L’âge d’or du rap, dit-il, 86-93, avec des gens comme Run DMC, De La Soul, Public Enemy, A Tribe Called Quest… C’est aussi un peu l’âge d’or du sampling, le moment où les outils permettent d’aller plus loin dans la production. »

Aux manettes, platines, samples et scratches sur fond de vieilles images d’archives, il est bien encadré : violoncelliste, flûtiste, un voire deux ou trois vocalistes selon les titres… Le flow festif des MC’s et la touche organique imprimée par les musiciens donnent des fourmis dans les jambes. Le Dance Hall porte déjà bien son titre. Tout comme la dernière plaque en date de Wax Tailor : « In the mood for life ». L’intéressé, lui, serait bien resté pour voir Faith No More mais il devra se contenter de sauter dans une voiture une fois son concert terminé : ce vendredi, il est aux Francos de La Rochelle. Le 6 août, il se rapprochera de nos frontières, avec un set prévu aux Nuits Secrètes.

Didier Stiers

www.myspace.com/waxtailor

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