posté le 16 juillet 2010 |
catégorie LES FESTIVALS
Et hop, encore des artistes issus de Brooklyn. Quelle pépinière… Ceux-ci, en l’occurrence un trio, s’appellent Peter Silberman (chant et guitare), Michael Lerner (batterie) et Darby Cicci (claviers et effets sonores). C’est essentiellement Silberman qui préside aux destinées de ces Antlers qu’on file apprécier ce vendredi sous une Magic Tent pas encore vraiment bondée en cette fin d’après-midi.
Voilà un an qu’ils tournent avec un premier album intitulé « Hospice » (dixit Silberman : « Des chansons pop et de la musique post-rock ») Ces garçons-là ne manquent pas d’humour : leur dextérité à tresser des atmosphères romantiques et émouvantes, parfois au point de serrer la gorge de l’auditeur, n’en fait pas vraiment des grabataires. On frémit pendant les montées en puissance puis l’embrasement des instruments, et on finit même par s’étonner que la force du jeu de batterie ne les fausse en rien.
On ironisait sur le titre du disque… En réalité, il n’y a pas matière à rire : il est d’une évidence lumineuse dans la mesure où les textes forment une histoire « complète », celle d’un homme et d’une femme. Le premier travaille dans un hôpital et tombe amoureux de la seconde qui souffre d’un cancer. Seule la mort va séparer le couple. Difficile évidemment d’entendre clairement les paroles dans un espace ouvert comme le chapiteau de Dour. En mars dernier, The Antlers était à l’AB… un peu à l’étroit. Il ne reste plus aux Américains qu’à trouver chez nous un petit quelque chose entre les deux pour qu’on puisse les réécouter. Vite.
Didier Stiers
www.myspace.com/theantlers
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