posté le 17 juillet 2010 |
catégorie LES FESTIVALS
Quand on joue au Dance Hall à 14h40, y’a pas 36 solutions pour faire venir à soi le simple curieux ou le spectateur à priori pas fan mais susceptible de le devenir. Et il n’y a pas non plus 36 solutions pour emmerder le monde entre les concerts qui s’y déroulent.
Samedi, Les Vismets ont bien compris l’affaire et c’est donc à toute allure, avec les grandes orgues, qu’ils ont attaqué leur setlist. « Normal life », « Dilemma », « Wasted party » et autres « Vultures of tronica » encadrent comme à l’habitude la reprise de Pink Floyd (« Arnold Layn »e). Le son est, comme à l’habitude aussi, du genre énorme, à porter tout seul le public jusqu’au chapiteau. Qui se remplit plutôt vite et plutôt bien donc, y compris de parents venus avec leurs bambins… prudemment équipés de bouchons.
Quand on joue au Dance Hall le même jour mais à 18h00, on se dit que le monde sera d’emblée plus présent… Eh bien non : les Brésiliens d’Os Mutantes ont rapidement dû s’apercevoir qu’ils allaient s’exécuter devant 200 ou 250 personnes maximum. Et ça, vu l’endroit, c’est vraiment peu ! Est-ce la concurrence de Mass Hysteria, programmé dans le même créneau horaire sur la Last Arena ? Ou alors faut-il croire qu’ils n’ont plus trop la cote à Dour, les plans mid-sixties hippie (le groupe a vu le jour en 1965 à Sao Paulo), les envolées psychédéliques, les fringues colorées et les capes (le chanteur, guitariste et fondateur Sergio Dias se fait la totale côté look)… Du coup, les séquences tropicalia (le genre auquel leur nom est rattaché) et le côté décalé (pour ne pas dire ironique) de certaines de leurs chansons passent un peu inaperçus. On ne se sait pas trop ce qu’ils se sont dit entre eux en descendant de scène mais en tout cas, dessus, tout ça ne les a pas empêchés de jouer avec le sourire.
Et quand on ne joue pas au Dance Hall, il s’y passe quoi, à votre avis ? Eh bien, les crétins qui grimpaient il y a quelques années sur les pylônes de soutien au risque de s’y rompre les os se rattrapent comme ils peuvent sur les plaques métalliques qui sont désormais serrées autour. Et ils y frappent des pieds et des poings, dans une cacophonie particulièrement inutile et casse-couilles. Manque de chance, quand le service d’ordre intervient, il est trop réduit que pour pouvoir sécuriser tous les piliers d’un coup… Pffff.
Didier Stiers
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