Fly me to the Moon

Il n’y avait peut-être pas énormément de grosses têtes d’affiche à Dour cette année. « Il nous en manquait sans doute une grosse en métal et dans les musiques festives, » avance-t-on, entre autres, du côté de l’organisation pour expliquer le recul en terme d’assistance (125000 personnes contre 140.000 l’an dernier). Nous, ce qu’on sait, c’est qu’on a vu pas mal de bons concerts devant deux pelés et quelques tondus.

Parfois en soirée comme l’exceptionnelle et distinguée prestation, vendredi, de Black Heart Procession (un groupe de San Diego encore injustement ignoré dont le chanteur, Pall Jenkins, a – histoire belge – participé au dernier My Little Cheap Dictaphone). Parfois très tôt dans l’après-midi. Comme dimanche avec les Californiens de Moon Duo.

Moon Duo vient de San Francisco et fleure bon le revival psychédélique. Un psychédélisme plombé qui aime les guitares saturées, les voix lointaines et les sons caverneux. Pendant qu’Erik « Ripley » Johnson, voix et gratte de Wooden Shjips, se charge de cette partie du boulot, Sanae Yamada balance quelques notes sur son petit orgue. Vive le fuzz et la reverb. La répétition et la tension… De son propre aveu inspiré par John Coltrane et Rashied Ali, Moon Duo évoque aussi le krautrock et Suicide… Pas spectaculaire, malgré de petits films psychédéliques et une belle barbe, mais sacrément efficace.

J.B.


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