posté le 18 juillet 2010 |
catégorie LES FESTIVALS, LES INTERVIEWS
Un cri résonne toutes les cinq minutes aux abords du Dance Hall : « Let me hear you say love ! Amour ! » C’est Brother Ali, le rappeur-prêcheur-albinos- américain dans ses œuvres, ses bonnes œuvres.
« Vous êtes beaux, ajoute-t-il encore. Qui est moche ici, comme moi, mais qui s’aime quand même ? » Sous la tente, ça crie, et puis des bras se lèvent… T-shirt noir, pantalon militaire khaki : le citoyen de Minneapolis (qui nous a confié qu’il passait son temps à rater Prince depuis qu’il tourne en Europe), a tout du pasteur de combat, mais c’est évidemment un message positif qu’il délivre. En version festival, c’est dans la plus grande simplicité qu’il se produit : Frère Ali tchatche, épaulé par un dj, BK One de son pseudo, qui assure le visuel en se dandinant devant ses platines, de magnifiques headphones rouges sur les oreilles. Plaisant et même authentique, d’autant que la scène semble manifestement remplir l’intéressé d’énergie. Mais tout ça laisse néanmoins un petit goût de trop peu quand même quand on a déjà beaucoup écouté l’album Us (distribution : Rough Trade) qu’a sorti Jason Newman (son vrai nom) l’an passé, un disque old school dans le bon sens du terme, truffé de cuivres qui claquent.
Didier Stiers
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