Souchon habité par la grâce

asouchon-dd.JPGAlain Souchon a promené sa silhouette indolente et ondulante de long en large sur la scène Pierre Rapsat vendredi soir. Sur scène, il donne de sa personne. Sa générosité et sa douceur font mouche. “C’est vous, hein, c’est de votre faute, vous m’énervez”, se justifie-t-il en rigolant.

Maître en élégance, le chanteur en costume sombre, chemise blanche et cheveux vaporeux conquiert le public d’emblée avec “On s’aime pas” puis “Des regrets”. C’est bingo, le public lui est acquis. Et quand vient “Le Baiser” et son fameux “le vent de Belgique qui transportait de la musique”, le public spadois crie à chaque “Belgique”.

Et voici que ça “Saute en l’air” et le chanteur aussi. Le public rebondit. Ensuite, impossible de ne pas danser quand vient “L’amour à la machine” (on en a des images vidéo, qui viendront sur le blog quand la technique le permettra). On chavire un peu avec “Ecoutez d’où ma peine vient”.

Souchon parle alors de son vieux complice Laurent Voulzy: “Vous le connaissez? Je l’ai enfermé dans une cave parce qu’il est tellement talentueux que tout le monde veut me le piquer. Mais il est à moi. Alors je l’ai enfermé dans une cave, il y est bien : je lui apporte à manger et puis des magazines, des Closer”. Tandis qu’il évoque la presse à scandale, on en vient à penser qu’il n’en a jamais fait les frais. C’est ça aussi la classe : quelqu’un de bien comme lui, qui ne s’expose pas, ne peut pas faire les choux gras des paparazzis et chasseurs de ragots. Il force le respect, Souchon.

Et puis si ses mélodies font partie du répertoire populaire, ses textes touchent droit au coeur. Qu’il chante les SDF, la foule sentimentale, la soif d’idéal, les parachutes dorés ou les religions, il nous parle de notre monde.

Après “Rive gauche” à la guitare et “Le bagad de Lann Bihouë” qui fait onduler la foule, les écrans se transforment en karaoke géant. On chante avec lui “Quand j’serai K.O.” et “On avance”. Les sourires s’affichent, les hanches se déhanchent, le public a bon et se replonge avec lui dans l’enfance (“J’ai dix ans”). Le karaoke continue avec une “Foule sentimentale” qui fait tant de bien à l’âme. C’est un ange, ce Souchon. Il revient en rappel avec “La vie ne vaut rien” et entame ensuite un beau canon avec ses musiciens sur “Rame” que le public fredonne encore après sa sortie, l’obligeant à remonter pour un dernier salut silencieux. Un tel sourire, une telle présence sur scène marqueront le public encore longtemps. Respect, M. Souchon.

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En tête d’affiche, il y avait Renan Luce. Chauffés par la prestation d’Alain Souchon mais un peu refroidis par la grosse pluie qui s’est brièvement abattue sur Spa, les gens dansent tout de suite. Il faut dire que Renan entame son concert par deux chansons efficaces : “Les gens sont fous” et “Les voisines”.

Un peu trop efficaces et FM pour moi. Je suis alors partie faire un tour au Parc des Sept Heures et j’y ai vu un autre Spa. La foule attendait Yukzek qui a mis le feu. Des beats groovy, de l’électro bigarrée, une touche de disco, le type est tout seul mais joue avec le public à sa guise. Les (jeunes) gens dansent à qui mieux mieux. Là aussi on a de l’image, mais ce sera pour demain…

Anne-Sophie Leurquin

http://site.alainsouchon.net/ 

http://renanluce.artiste.universalmusic.fr/ 

http://www.myspace.com/yuksek 


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1 commentaire

  1. Chasseur Immobilier Annecy

    24 juillet 2010 à 22 h 32 min

    Quelle classe ce Souchon !

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