Flaming Lips : cosmic brothers

frontstage-flaming-lips.jpg« Vous ne savez jamais quand votre heure viendra. Alors vivez au maximum. Faites que le temps passé ici compte. » Wayne Coyne a tenu à rendre un petit hommage à Michael Been. « A cosmic brother » qui s’en est allé, ajoute-t-il. Quelques minutes d’émotion, jeudi, glissée dans un set en forme de trip. Cosmique aussi.

Déjà, rien que cette entrée en scène. Façon Stargate. Chaque musicien surgit à son tour par une ouverture pratiquée dans l’écran sur lequel danse une créature peu vêtue. L’image est solarisée, mais on devine aisément que l’endroit de la découpe n’a pas été choisi au hasard… Wayne, lui, est dans son ballon (ceux qui veulent y voir une métaphore de maternité, allez-y) ; une fois gonflé, il s’en va se balader sur les mains qui se tendent dans le public. Même pas peur. Le groupe balance «The fear » ; c’est un mur de guitares et de claviers. Lui succède « Worm mountain », pendant lequel les canons à confettis entrent en action. Les Flaming Lips, ce jeudi au Pukkelpop, tiennent autant de la performance technique et vaguement carnavalesque que du voyage psychédélique à plusieurs reprises particulièrement prenant. Prenant jusqu’à la dernière note de l’ultime morceau d’ailleurs. Et quand se termine « Do you realize », eh  bien, on se sent tout vide.

Avant et après cet hommage à Michael Been (auquel va The sparrow looks up at the machine et son long final atmosphérique), les Américains ont sorti toute leur panoplie. Les gros ballons multicolores qui rebondissent dans le public, le camarade déguisé en ours sur les épaules duquel monte le chanteur, la cymbale martyrisée en live pendant qu’une nouvelle créature peu vêtue apparaît sur l’écran, faisant de même… Pour un peu, on se dit que Wayne Coyne et son groupe ont à leur manière célébré les 25 ans du Pukkelpop : des amis, un goûter d’anniversaire, du space gâteau… La cerise, cela dit, reste cette paire de mains géantes desquelles sortent des rayons que l’intéressé darde vers deux grosses boules à facettes.

De l’intensité, un minimum de n’importe quoi (I can be a frog), un son peut-être un peu trop saturé mais du plaisir de part et d’autre du frontstage : des Flaming Lips comme ça, on en veut bien plus souvent. Wayne Coyne reviendra deux ou trois fois remercier le public du Marquee, mais il n’y aura pas de rappel…

Didier Stiers

La set list
- The fear
- Worm mountain
- Silver trembling hands
- She don’t use jelly
- The sparrow looks up at the machine
- I can be a frog
- Yoshimi battles the pink robots (pt. 1)
- See the leaves
- The W.A.N.D. (The Will Always Negates Defeat)
- Do you realize?


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1 commentaire

  1. BANG

    22 août 2010 à 15 h 29 min

    C’était malade!

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