Hooverphonic: quand Noémie entre en scène…

Retour dans les salles pour le groupe d’Alex Callier… Hooverphonic était ce samedi soir à l’Ancienne Belgique, le temps d’un concert complet, comme le sera d’ailleurs celui de ce dimanche. Mission accomplie, pourrait-on résumer.

Plus de doute sur la question : l’après-Geike Arnaert s’annonce sous les meilleurs auspices pour Hooverphonic. The night before, le nouvel album sorti il y a peu, est déjà disque de platine chez nous. Et les deux concerts prévus pour cette fin janvier à l’Ancienne Belgique affichaient complets depuis des lunes. Il ne restait plus qu’à assister au retour sur scène du groupe emmené par Alex Callier ; au vu de la prestation livrée samedi soir, sa « nouvelle version », avec cette chanteuse sans bagage technique classiquement acquis, promet et c’est le moins qu’on puisse écrire.

Noémie Wolfs ne s’était jusqu’ici jamais produite en concert. A 22 ans, la demoiselle qui ne manque ni de charme ni de talent, n’a pas eu de mal à tirer son épingle du jeu au sein d’un groupe qu’elle a parfaitement intégré. Tout comme le sera ce sage concert, l’entrée en scène est sans chichis : chaque musicien apparaît à son tour, entamant sa partition, la chanteuse fermant la marche sur les premières notes de « One two three ». Callier salue la salle, l’atmosphère est à la bonne humeur plus qu’à l’émotion ou au trac que susciterait ce retour aux affaires. Tout est fait pour que le groupe puisse mettre ses chansons en valeur, et ce n’est pas plus mal.

Deuxième titre, et déjà « ze » tube : « The night before »… Avec son top rayé rouge et noir, Noémie est habillée comme sur la pochette du disque. Pour une première, même si elle a largement eu le temps de répéter, elle dégage pas mal d’assurance, comme on avait déjà pu s’en rendre compte lors des interviews. Et d’expliquer avec fraîcheur et spontanéité, en néerlandais puis en français, la manière dont elle a rejoint Hooverphonic. La voix ne tremble pas. Au fil des minutes, on se dit qu’ici et là, une ou deux nuances de plus seraient bien agréables. En même temps, son petit accent plus rauque, plus « rock » a quelque chose d’accrocheur.

« Anger never dies » est prévu pour être le nouveau single. Mais… « Il vous faudra encore patienter, explique Alex Callier. L’accueil que vous avez réservé à « The night before » fait qu’il est encore bien classé dans les charts… »

Pour « Expedition impossible », Noémie a quitté la scène avant de revenir moulée dans une seconde tenue, cette fois une robe fourreau, toujours en rouge et noir, laissant encore les épaules dénudées. Une touche de glamour, de sensualité même quand elle se déhanche légèrement ou souligne l’une ou l’autre parole d’un souple geste du bras… Dans la salle, à en juger par les cris, elle a déjà son fan-club ! Lequel est aux anges lorsqu’elle se lâche sur l‘incontournable « Jackie Kane ». Le riff reconnaissable entre tous arrache un sourire à Raymond Geerts, comme un poisson dans l’eau avec une setlist où dominent les compos cinématographiques, les accents à la John Barry ou Ennio Morricone.

Tout aussi imparable, suit cet autre tube qu’est « Mad about you », joliment chanté, jusqu’à la dernière syllabe qui reste comme suspendue au-dessus d’un public frissonnant. Il reste un des titres phare du groupe, même si l’essentiel du concert de ce soir est tiré du nouvel album, joué dans son entièreté à un ou deux morceaux près. N’empêche, cette fin de première partie est réservée aux classiques. « Sometimes », juste avant les rappels, est l’occasion – une vieille ficelle qui marche toujours – de faire participer le public, invité à chanter le refrain…

Les rappels, six chansons en tout, sont aussi l’occasion d’apprendre que les neveu et nièce d’Alex Callier sont venus le voir à l’œuvre. Que « Danger zone » est, de ce nouvel album, l’extrait préféré de la chanteuse. Et que cette dernière se frotte avec la même aisance aux passages plus immédiatement pop qu’aux compositions plus élaborées et aux ballades. Quinze ans après ses débuts, Hooverphonic a trouvé un second souffle !

Didier Stiers

Setlist
- One two three
- The night before
- Heartbroken
- Club Montepulciano
- The last thing I need is you
- Norwegian stars
- 2 wicky
- Anger never dies
- Identical twin
- Expedition impossible
- George’s café
- Encoded love
- The world is mine
- Jackie Kane
- Mad about you
- Sometimes

Rappels
- Eden
- Vinegar & salt
- Renaissance affair
- More
- Danger zone
- How can you sleep


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3 commentaires

  1. JNS

    11 février 2011 à 14 h 56 min

    Merci pour ce bon compte-rendu qui a permit de dissiper mes craintes vis-a-vis de cet Hooverphonic “new look”

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