Punk-rock sauce bolognaise

Que peuvent bien avoir en commun My Little Cheap Dictaphone, Ghinzu, The Experimental Tropic Blues Band, James Deano et Jeronimo ? Tous ont eu l’occasion de « se montrer » à la Boutique Rock qu’organisent annuellement le Programme Rock de la Communauté française, l’ASBL Court-Circuit, Wallonie-Bruxelles Musiques et le Botanique. Place, dès ce mercredi, à la onzième édition et à une affiche riche d’une trentaine d’artistes.

Le but premier de la Boutik est promotionnel mais n’empêche, elle réunit les professionnels conviés à venir faire leur shopping, et un public qui a là l’occasion d’entendre dans de bonnes conditions ceux qui passeront (peut-être) dans quelques semaines sur des scènes plus chahutées. Le tout pour le prix ridicule de 7 euros !

« Couque de Dinant », « Benny B », « L’abbaye d’Orval »… Le groupe qui a pondu des titres pareils ne peut être que belge. Pour être précis, il s’agit de Hoquets, un trio belgo-franco-américain originaire de Bruxelles, où l’on retrouve Maxime Lê Hùng (déjà connu pour son label Matamore), mais aussi François Schulz et McCloud Zicmuse. Leur genre ? « R’n’Belge », précisent-ils sur leur page Facebook. Avec un « R » comme dans « rythme ». Parce qu’elles n’en manquent pas, pas plus que de fantaisie d’ailleurs, leurs chansons accompagnées d’instruments fabriqués par leurs soins, à partir de bric et de broc. Un peu à la manière, précise leur bio, des groupes étiquetés Congotronics (Konono Nº1, Kasaï Allstars…).

On s’étonnera dès lors moins d’apprendre que leur premier album, prévu pour avril, soit annoncé sur le label Crammed. Avant-goût : ce 17 février, à la Rotonde. Et le 29 avril prochain, après quelques dates en France et un petit détour par les Pays-Bas, ils ouvriront pour les déchaînés Congolais du Staff Benda Bilili.

Puggy en état de grâce

Autre coup de cœur parmi ces formations plus ou moins émergentes : Romano Nervoso, toujours le 17, mais à l’Orangerie cette fois. Une scène un peu plus large : normal pour ces Louviérois adeptes, sans prétentions, d’un punk-rock qui tache comme une sauce bolognaise sur une chemise blanche. Quant à Sinus Georges (Julien Toussaint, de son vrai nom), ceux qui l’ont entendu lors du récent Concours-Circuit ont cru voir en lui un peu de Jack Johnson qui ferait de la country manouche…

La Boutik 2011, c’est encore la présence de groupes plus établis et susceptibles de ramener du monde comme Puggy, décidément partout et en état de grâce (samedi à 23 h 20), ou encore le combo hardcore Do Or Die (jeudi à 23 h 20). Première, cette année : l’invitation lancée à des groupes du nord du pays. On ira voir de quel bois ils se chauffent, les Amatorski, Waldorf, Humb et autres Henri Prosper. Signalons enfin que ce vendredi, l’événement se déclinera aussi sur le dancefloor, avec une Boutik Electro essentiellement belgo-anglaise organisée à la gare de Bruxelles-Congrès. Et accessible gratuitement.

Tous les concerts sont au Bota. www.boutikrock.be

DIDIER STIERS

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