Lucy Lucy, leur nom est Lucy Lucy !

Cinq garçons dans le vent, ou plutôt dans le paysage d’une pop toujours inspirée par les anciens : les Beatles et les Beach Boys.

Il porte bien son nom, le Swimming House Studio. Installé au fond d’un jardin, à quelques brasses d’une entrée de maison de la rue de la Natation à Ixelles, l’endroit est récent. Son nom fait référence à la piscine d’à côté. « Clients », jusqu’ici : les Tellers.

Et les cinq de Lucy Lucy, qui y ont enregistré ce tout neuf Someone else. Le week-end précédant notre rendez-vous, Aurelio, François et les autres sautaient sur la scène de l’AB ; concert complet une heure avant de débuter. « Nous étions super-contents », résume le premier…

Long fleuve tranquille, le parcours qui vous a mené à ce premier album ?

Aurelio : Plutôt tranquille… Notre EP a été enregistré il y a deux ans, il est sorti il y a un an et demi, après quoi nous avons donné énormément de concerts sans nous attendre à ce qu’il y ait autant de possibilités de jouer. Ce qui fait que nous nous sommes souvent retrouvés sur les routes. Au bout de cette tournée, nous avons estimé qu’il fallait peut-être penser à l’album. Le label ne nous mettait aucune pression…

Vous êtes partis en Ardenne…

A. : Plusieurs fois, entre nous, pour composer. Tout s’est déroulé dans un climat très serein. À aucun moment par exemple, nous n’avons imaginé qu’il fallait sortir un single qui marche aussi bien que « Clock ». Au bout d’un an de composition, nous nous sommes retrouvés ici, avec un mois devant nous pour enregistrer 16 titres.

Tout était prêt en arrivant ?

François : Certaines choses ont été faites ici, mais les ambiances des morceaux étaient déjà déterminées. Nous travaillons beaucoup avec des maquettes enregistrées à cinq, par nous-mêmes, ce qui permet de vraiment capter l’instant de chaque titre. Sans elles, nous n’aurions pu le reproduire sur l’album, ou nous nous rappellerions moins facilement ce que nous avons fait pour y arriver.

Vous travaillez à l’ancienne ?

A. : Je ne sais pas comment fonctionnent les autres groupes, mais nous travaillons comme ça depuis cinq ans. Et comme le dit François, les morceaux sont vraiment construits petit à petit. Nous commençons par exemple par la guitare, pour ajouter ensuite la batterie, les voix… À l’écoute, s’il y a quelque chose qui semble manquer, nous nous mettons tous à chercher, quitte à reprendre à zéro pour réenregistrer le morceau.

F. : Nous adorons cette émulation. Le moment où nous sentons qu’un truc se passe parce que nous cherchons tous.

Le calme de la nature, ça aide ?

A. : Je pense. En même temps, nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de nous promener. Ce qui aide surtout, c’est le fait d’être à cinq dans un endroit paumé où on peut faire de la musique toute la nuit, sans contact avec « la réalité ». Nos GSM restaient dans les chambres, nous n’avions pas d’ordinateurs à part celui servant à enregistrer. Nous avons vraiment créé notre univers.

Et en général, quand on revient d’une semaine comme ça, il faut deux ou trois jours pour se réadapter au quotidien.

http://www.myspace.com/wearelucylucy

DIDIER STIERS

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5 commentaires

  1. John

    16 mars 2011 à 14 h 13 min

    Mouais… qu’on ait parlé des Tellers, d’accord. Mais là, vraiment, ce sont des sous-Tellers (qui sont eux-mêmes des sous-produits de Pete Doherty). Ca commence à être très limite, et ayant vu un de leur concert, leur niveau technique est plus que limité et nuit franchement à la qualité musicale…

  2. eaulivier

    16 mars 2011 à 20 h 06 min

    J’ai un jour organisé un concert pour eux. Et effectivement l’intérêt qu’on leur porte m’étonne un peu. Très peu de fond.

  3. Lau

    17 mars 2011 à 11 h 43 min

    Pourquoi organiser le concert d’un groupe qu’on trouve “sans fond” alors ?

  4. OL

    18 mars 2011 à 8 h 40 min

    pcq’ils étaient pas cher et la marge était plus grosse du coup… :D

  5. eaulivier

    18 mars 2011 à 20 h 19 min

    Parce que je n’étais pas le seul à booker les groupes (c’était lors d’un festival). Et si, c’était cher si tu penses aux gens qu’ils ramènent.

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