Akro, période bleue

C’est ce lundi que sort Bleu électrique, troisième album perso de l’ex-Starflam. Comme son titre l’indique, il balance entre les montées d’adrénaline et les atmosphères soft, plutôt jazzy. Avec classe, en plus. Vendredi soir, Akro occupait la scène de la Rotonde, au Bota, pour une présentation en bonne et due forme de cette galette voulue plus accessible. Une présentation clôturée par un petit verre de bulles offert à tous ceux, et ils étaient nombreux, venus pour faire la fête et l’applaudir. L’interview, elle, arrive sous peu.

Akro en live, c’est le genre de concert qui met d’excellente humeur, dispensateur de bonnes vibes qu’il est, même s’il rappe parfois sur des thèmes plus graves, ou sur un ton plus blues et mélancolique (« Mon hip hop », sur le nouvel album). Précisons aussi que le garçon sait s’entourer. Sax, guitare, basse, claviers, ses deux choristes pour une belle couleur soul et DJ Sonar aux platines : ça groove et ça swingue derrière le MC. Lequel, entre parenthèses, a aussi conçu le décor de cette prestation, soit un néon reproduisant le titre de l’album et des caissons enfermant des écrans sur lesquels passent clips et autres images. Simple, nickel.

Premier constat : que ce soit sur scène ou sur disque, le travail est soigné. Le flow varié, l’articulation claire, la plume précise. Pas de blabla, pas de dédicaces à tout va. Si l’intitulé Bleu électrique peut faire penser à des atmosphères nocturnes, on n’est pas pour autant transporté au fond d’un lounge enfumé. Plutôt dans un club, où les premières lignes de basse font déjà bouger toutes les têtes. Et où « Dans ton ordinateur » joue, peut-être pas encore au tube, mais en tout cas au titre phare, avec ce refrain qui sera probablement l’un des moments rassembleurs des prochains concerts.

Pour l’heure, celui-ci est aussi l’occasion pour Akro de balancer quelques titres plus anciens comme « A la lettre ». Ou « Bitches from Brussels », sorte de version énervée du tout nouveau « Bruxelles plurielle » que vient chanter avec lui Julie Rens. Comme sur le disque. Quasi tous les invités qu’on y entend sont d’ailleurs là ce soir. Parmi eux, Pablo Andres, le plus mexicain des Bruxellois, monte sur scène pour « De ceux qui mènent » et Original Uman fait de même pour « Barbare ».

Au vu de ce bon showcase, de l’accueil réservé au rappeur et à ses musiciens, ainsi que de la qualité de son travail, on comprendrait mal pourquoi il ne se retrouverait pas vite sur scène, dans les prochaines semaines ou pendant les festivals de cet été.

Didier Stiers

“Dans mon ordinateur”, sur YouTube
“Bitches from Brussels”
“Bruxelles plurielle” feat. Julie Rens

www.myspace.com/akrosolo


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