Les Ogres de Barback sont là !

Ils font partie de ces groupes français en dehors des modes et des genres, soucieux de leur indépendance. Les Ogres reviennent à Bruxelles, un nouvel album sous le bras ; ils jouent ce vendredi 1er avril à l’Ancienne Belgique. A l’heure qu’il est, ce concert est quasiment complet. Début mars, Fred, Sam et leurs sœurs jumelles, Mathilde et Alice étaient en résidence à un jet de pierre de Lens. Au programme : une semaine de création et de mise en place du spectacle inspiré par ce disque, intitulé Comment je suis devenu voyageur. Et une interview, aussi…

Elle n’est pas ordinaire, l’histoire de ce groupe familial né à Cergy-Pontoise. S’il pratique une chanson française alternative, au carrefour de Brassens, de la culture tzigane et de l’esprit punk façon Mano Negra/Bérurier Noir, son fonctionnement l’est aussi puisqu’il gère la production et la distribution des disques, les tournées et les éditions. Et ça marche : 17 ans au compteur, 7 albums studio, 550.000 exemplaires vendus, plus de 1.500 concerts (dont cinq Olympia, un Zénith et deux sold out à l’AB)… Malgré peu d’airplay en dehors des radios indépendantes !

Votre conception du métier est basée sur les relations humaines, dans un milieu où on parle en général plus de performance…

Fred Burguière : Là, nous venons de faire deux ans de tournée sans le décor. Nous sommes passés dans des lieux où, du coup, nous étions plutôt accueillis par des associations ou des gens vraiment impliqués dans leur métier. C’est vrai que ça change la vie. Tu es sur les genoux, mais chaque soir est un peu exceptionnel. Avec une plus grosse structure, comme cette fois-ci, c’est différent. Si nous faisons une salle de 2.000 places, ça veut dire aussi plus de gens qui y travaillent, et pas forcément d’affinités.

Mais c’est bien aussi ?

Les deux sont intéressants. Il faut savoir changer. Nous aimons bien de temps en temps partir avec un plus gros spectacle. Il y aura forcément un petit peu moins de contacts avec le public, parce que dans une salle de 200 ou 300 places, il y a facilement 50 ou 70 personnes qui restent après pour discuter avec toi. Mais c’est bien de faire les deux, pour ne pas se répéter. Ça nous permet d’avoir des vies différentes d’une année à l’autre. Partir sur 80 dates avec un gros spectacle ne nous fait pas peur parce que nous savons que ça va nous changer.

Le spectacle change, mais pas le contenu…

Nous restons quand même vachement dans la chanson. C’est vrai qu’il y a eu aussi l’influence des Béru, de la musique du monde, de plein de trucs et que nous faisons vraiment un mélange de tout. Au tout début, nous ne chantions que dans des lieux de chanson française.

Volontairement ?

Non. Parce que nous étions tous les quatre, nous avions chacun un ou deux instruments au maximum et nous étions dans la vague de la chanson à texte. Au début des années 90, il y avait des gens comme La Tordue ou Les Têtes Raides qui tournaient vachement, et nous avons eu envie de monter un groupe comme ça. Quand nous avons commencé à jouer, il y avait les cafés-théâtres, des cafés à chansons, des théâtres, des centres culturels… Des lieux de 50 ou 70 places, où les gens écoutaient les textes dans un silence absolu. Nous aimions bien, et nous y retournons de temps en temps. Mais simplement, c’est chouette aussi quand il y a un peu plus de sueur, un peu… de cris !

L’une de vos chansons, à conseiller à celui ou celle qui voudrait entrer dans votre univers ?

La chanson qui nous a amenés à monter Les Ogres de Barback, c’est « Rue de Panam » (ndlr : sur l’album Rue du temps, sorti en 97). En 1.500 concerts, nous l’avons jouée 1.500 fois. Plus même : deux fois par soir, parfois. C’est une chanson qui reflète bien notre esprit. Il y a de l’accordéon, des instruments acoustiques, l’esprit un petit peu chanson, un texte, qui parle de la rue… En plus, c’est une des premières écrites encore adolescents, et nous n’avons pas du tout renié ce côté-là. Je ne dis pas qu’elle reflète Les Ogres, mais c’est une bonne introduction. Si nous ne la chantons pas, nous nous faisons égorger ! Et c’est aussi celle à cause de laquelle on m’a demandé d’en écrire d’autres.

Didier Stiers
(Photos du montage: Azzedine Merabti)

- Le 1er avril à l’Ancienne Belgique. Première partie: Jérôme Van Den Hole (19h45). En août, les Ogres seront au festival Esperanzah.
- www.lesogres.com


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1 commentaire

  1. Friday Comment Picture

    8 août 2011 à 6 h 14 min

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