Ours sort de sa tanière pour un pot de miel

Ours, c’est Charles Souchon, le frère de Pierre, et fils d’un certain Alain. Son deuxième album n’est pas mal léché !

Charles Souchon est devenu Ours avec un premier album paru en 2007. Son titre ? Mi, vendu à 40.000 exemplaires et suivi de 170 concerts. Quatre ans plus tard, voici la suite intitulée El. Ce qui fait Miel. Logique pour un ours se pourléchant les babines avec ses chansons douces et coulantes : « J’y avais pensé il y a quatre ans, nous a assuré Charles. Pour le premier, comme aucune chanson ne résumait vraiment l’album, j’avais choisi la note Mi qui revient le plus souvent. Me disant que le prochain s’appellerait El, pour faire miel. J’aime le côté puzzle. Le pot de miel, il existe vraiment. C’est une structure en bois qui sera sur scène, si place il y a à la Rotonde du Botanique bien sûr. Miel parce que j’ai souvent entendu la critique à mon égard, avec mes chansons trop lisses, alors que les textes sont plus noirs qu’ils en ont l’air. Mais les gens heureux agacent. Les filles préfèrent les mecs plus rugueux, avec des failles. »

Une fille qui a apprécié Ours, en tout cas, c’est Lily Allen avec laquelle il a chanté la version française de son tube « 22 » : « J’étais le premier surpris quand Todd, le manager d’Elton John, a cherché à me joindre parce qu’il aimait mon premier album. Son idée était de traduire le disque en anglais mais sauf une ou deux chansons, ça n’a pas marché. Trop de texte… Mes chansons sont trop bavardes pour les Anglais. Mais il m’a rappelé plus tard pour me dire qu’il manageait dorénavant Lily Allen. »

Charles, ceci dit, n’est pas étranger à l’univers anglo-saxon. Il a vécu trois ans à Londres : « Pour y faire mes études, un peu glander et surtout prendre mon pied. J’ai déjà écrit des chansons en anglais. Je travaille d’ailleurs pour le moment sur le disque en anglais d’une fille. Mais pour mon disque, j’adore trop les jeux de mots. C’est ce que j’aime chez Nougaro, Gainsbourg, David McNeil avec “Melissa” ou les rappeurs français. J’aime le son des mots qui claquent. » Il y a, de fait, dans les mots d’Ours, de ces allitérations chères à ces potes Matthieu (Chedid et Boogaerts).

D’autres Souchon, d’autres Voulzy

Mais lui, son partenaire d’écriture, c’est Lieutenant Nicholson, alias Nicolas Voulzy. Une paire comparable à celle formée par Souchon-Voulzy pères ou Julien Voulzy et Pierre Souchon depuis les Cherche-Midi : « C’est sidérant. C’est même gênant de perpétuer ainsi la formule du duo. Je ne comprends pas. On ne le fait pas exprès, on cherche même à rester discrets. On a grandi ensemble. Pierre et Julien ont 37 ans, Nicolas et moi, 32. On s’apporte beaucoup l’un l’autre. Nicolas, sous le nom de Lieutenant Nicholson, est d’ailleurs en train de faire son propre album. J’étais gosse quand les Cherche-Midi faisaient de la musique en studio avec les Matthieu (Chedid et Boogaerts). J’étais collé à la batterie. Encore maintenant, dans la famille, on partage le même studio à la campagne. Mais on n’envisage pas encore de faire un Souchon Family. Alain aime bien travailler avec Pierre car mon frère va très vite et ses chansons lui vont mieux que les miennes. Ça se fera un jour si c’est spontané… » En attendant, Ours fait ses disques, écrit pour Ben Ricour ou Claire Keim et réalise des musiques de théâtre. En avouant être, comme papa, hypocondriaque.

COLJON,THIERRY

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