Show le Printemps

BOURGES, DE NOTRE ENVOYE SPECIAL
Les artistes se produisent encore jusqu’à lundi, en ce trente-cinquième Printemps de Bourges qui aura été le plus chaud de son histoire.

Parmi les plus de deux cents concerts (si on compte les artistes qui se sont produits dans les bars et dans la rue) donnés en six jours, voici ceux qu’on a prioritairement retenus, en plus des remarquables Agnes Obel, Timber Timbre, James Blake, The Do, AaRON ou Yael Naim déjà passés par chez nous ces dernières semaines:
Youn Sun Nah. La chanteuse coréenne, habituée de la reprise très personnelle du grand répertoire américain du vingtième siècle, a fait très fort à Bourges en passant de Ferré («Avec le temps») à Metallica («Enter sandman»), en faisant passer la même émotion, en compagnie du seul Ulf Wakenius (ex-Oscar Peterson) à la guitare.
Catherine Ringer. Flanquée de son fils Raoul à la guitare, et d’un nouveau groupe, la chanteuse des Rita Mitsouko a livré le contenu de son nouvel album, Ring’n’Roll, à paraître le 2 mai, sans oublier quelques perles des Rita. Beau moment d’émotion avec un superbe hommage à Fred (le titre «Mahler»). A paraître mardi dans “Le Soir”, l’interview exclusive de la Ringer.
Angus & Julia Stone. Frère et sœur australiens révélés par une dizaine de chansons dans des séries américaines (dont trois rien que pour Grey’s Anatomy), les Stone sont ce qui pouvait arriver de mieux à la planète folk. Baba peut-être mais quel talent mélodique. Plus qu’une nouvelle Stevie Nicks, Julia envoûte et mieux que Fleetwood Mac, Angus & Julia Stone remettent au goût du jour une musique intemporelle.
Raphael Saadiq. Il est beau et musclé, il chante la soul avec un sens de la revue propre à Motown. Ne lui manque qu’une chose: la classe de Marvin Gaye.
Katerine. Il est horrible avec sa bedaine dénudée sur une veste militaire mais qu’est-ce qu’il nous a fait rire. Les chansons décalées du bouffon de la chanson française passent mieux sur scène que sur disque, avec son trio guitare-basse-batterie bien rock et ses quatre pom-pom girls pleines de fraîcheur. Attention les yeux, Katerine termine quasiment nu.
MLCD. La bande a Redboy s’est retrouvée sur une scène ouverte pour reprendre, avec une puissance inouïe le contenu du magistral Tragic tale of a genius qui a bénéficié d’une presse dithyrambique, tant en France qu’en Angleterre. Moriarty a commencé comme ça, à Bourges, sa route pour la gloire. On croise les doigts.
Selah Sue. Si Stromae n’a fait que passer à Bourges, pour une émission de télévision, Selah Sue était, elle, bien programmée dans une salle remplie car tout le monde parle d’elle en ce moment en France. La petite Louvaniste a été à la hauteur de la réputation du titre «Raggamuffin» qui passe en boucle à la télé. En une heure, terminant son concert à passé une heure du matin, elle a convaincu de sa personnalité authentique par une force d’interprétation dévastatrice. THIERRY COLJON


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