Citizen KaneMiles Kane

Miles Kane a une classe folle. Et un talent frisant l’indécence. Jugez plutôt : en 2008, il transcende Rascalize, premier et unique album des Rascals.

Dans la foulée, avec son ami Alex Turner, accessoirement leader des Arctic Monkeys, il participe au flamboyant The age of the understatement de The Last Shadow Puppets.

Le 19 octobre 2008, sur la scène du Cirque royal, les Anglais offrent rien de moins que le concert de l’année.

En 2009, le jeune homme de 25 printemps, né à quelques miles de Liverpool, affiche des ambitions en solitaire. Et le résultat est une fois de plus sidérant. Au point qu’on se dit qu’à ce train-là, Miles pourrait nous faire une carrière à la Paul Weller. Il possède en tout cas comme l’ancien leader des Jam, un amour immodéré pour la soul sixties de chez Motown et une affection quasi monomaniaque envers John Lennon.

A l’écoute de Colour of the trap, on reste béat d’admiration devant des compositions non seulement inspirées mais aussi musicalement riches.

Guitares cristallines à la Link Wray, atmosphères classieuses à la Lee Hazelwood ou à la Jacques Dutronc (nouvelle marotte de Miles Kane)… réconcilieront les jeunes fans de pop anglaise et leurs aînés qui furent bercés par les Kinks, Beatles et compagnie.

Album Coulor of the trap (Sony Music). En concert ce dimanche 15 mai (Rotonde). C’est complet ! Miles Kane revient au Pukkelpop le 18 août prochain.

MANCHE,PHILIPPE

commenter par facebook

1 commentaire

  1. Max

    11 mai 2011 à 18 h 36 min

    Ce type sublime tout ce qu’il touche

répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>