On a eu l’occasion de dire tout le bien que nous pensons de l’auteur et compositeur français suite à la sortie de son attachant et troublant Hypernuit. Coincé entre Stéphanie Crayencour et Florent Marchet, vendredi soir dans une Orangerie joliment garnie, le Breton a séduit ses fans comme ceux et celles qui ne le connaissaient pas encore.

Entouré d’une batteuse, d’un claviériste et d’un autre musicien qui alterne basse et guitare en fonction des compositions Bertrand Belin, ce dernier, une superbe Gretsch vintage en bandoulière a surtout revisité son dernier album. Ce qui frappe en premier, ce sont les aptitudes guitaristiques du quadragénaire. Belin, c’est un peu comme un Howe Gelb chantant en français. Il lorgne fréquemment du côté de Neil Young tout en glissant de subtiles inflexions jazzy dans son chant. Papotant de manière décalée entre les morceaux, sa voix, lorsqu’il chante fait de petits miracles. Comme si il alignait les mots avec l’air de ne pas y toucher. C’est sans compter sur la violence sourde qui habite ses textes écrit finement et combinant poésie avec une certaine élégance que n’aurait pas renié Alain Bashung.
Alors que son dernier disque est plutôt apaisant et hyper soigné, Bertrand Belin, le groupe, y apporte sur scène groove et tension tout en jouant sur les voix lorsque les musiciens se mettent à faire les chœurs. Le public répond à chaque fois de façon plus chaleureuse et démonstrative à l’univers atypique et singulier de l’artiste. En cinquante minutes, et ravi de l’accueil, c’est un Bertrand tout sourire qui quittait les planches avec le sentiment du devoir accompli. Chapeau bas.

Philippe Manche

Bertrand Belin sera aux Francofolies de Spa le 21 juillet 2011.

Voici la session acoustique qu’il nous avait livrée, en avril dernier, à Flagey.

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Commentaires

6 réponses à “Le charme fin et inspiré de Bertrand Belin”

  1. le dabe, le 14 mai 2011 21 h 34 min

    Un petit article sur Florent Marchet ? Terrible concert !

  2. poupou, le 15 mai 2011 20 h 07 min

    Superbes concerts de B Belin et F Marchet. La classe pour l’un , la folie et la mise à feu pour l’autre. Merci !!
    Crayencourt, bof: Je ne comprends pas ce qu’on lui trouve. Musique tres cliché et un peu deja vu.

  3. Nic, le 16 mai 2011 0 h 20 min

    “une superbe Gretsch vintage en bandoulière”. Ce n’est pas une Gretsch mais une Gibson. Faut faire gaffe quand on s’appelle Manche et qu’on gratte dans le soir

  4. marc, le 16 mai 2011 10 h 37 min

    bonjour bonjour,

    Bertrand Belin a été une bonne surprise. Voix superbe, ambiances délicates dans un americana que personne d’autre ne pratique comme ça en France. Il manque quand même des morceaux marquants, à la hauteur de ces qualités.

    Je m’étonne aussi qu’on ne parle pas des autres protagonistes de la soirée… Mais on peut aller voir ici:
    http://lesnuitsbackstage-fr.skynetblogs.be/archive/2011/05/14/florent-marchet-question-d-attitude.html

    Et des photos là
    http://mescritiques.be/spip.php?article1363

    ou là
    https://picasaweb.google.com/marc.mineur/FlorentMarchetBotanique13052011#

  5. dubois, le 16 mai 2011 15 h 20 min

    Effectivement Marc, la guitare n’est pas une Gretsch mais une Gibson (et même une ES 347 assez rare!)… Il est vrai que Bertrand Belin a déjà utilisé une Gretsch précédemment http://www.youtube.com/watch?v=7c-8xDDjNzo

  6. alain, le 17 mai 2011 13 h 25 min

    Je confirmais hier que la guitare n’est pas une Gretsch mais une Gibson (ES 347 très rare). Bizarrement, mon commentaire n’a pas été validé!

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