Un p’tit coup de pop joviale ?

C’en est presque terminé de l’affiche 2011, après quasi deux semaines de musique. Dimanche, les Nuits accueillaient les Papas Fritas reformés le temps de quelques concerts.

Nom d’une bintje, mais qu’est-ce qu’ils faisaient donc là, les Papas Fritas ? Séparé après une dizaine d’années de bons et loyaux services, le groupe de Boston renouait avec les planches bruxelloises le temps d’un concert donné sous un Chapiteau raccourci par l’ajout de deux rideaux intérieurs. Et devant un public plus qu’épars. Forcément. Ce n’est pas que leur pop printanière tendance Beatles et Beach Boys n’a rien pour elle, mais l’effet et la demande ne sont pas non plus ceux suscités, au même endroit, par un Garnier ou un Caribou.

Ni Rotonde, ni Orangerie donc pour le groupe formé par Tony Goddess (guitare, chant), Shivika Asthana (batterie, chant) et Keith Gendel (basse, chant), complété pour l’occasion par un clavier. Côté public, c’est plus hétéroclite que prévu. Certains ont manifestement connu les Papas Fritas quand ils faisaient parler d’eux dans nos contrées et y recueillaient un succès d’estime. Les plus jeunes ne sont pas en reste et bougent dans la bonne humeur.

La même bonne humeur prévaut sur scène. Normal, quand on se rend compte que nombre des chansons retenues ce soir relèvent de ce qu’ils appellent leur « youthful and bouncy past ». Reconnaissons-le : ça aurait été un peu moins gentil et jovial, un rien plus électrique voire ramonesque, autour de ces « Small rooms », « We’ve got all night » et autres « Say goodbye » ou « Hey hey you say » que ça n’aurait déplu à personne. La preuve d’ailleurs par ce « Possibilities » vitaminé balancé en (seul) rappel.

Cela dit, et c’est finalement ce qu’on retiendra de leur passage à Bruxelles : foin de nostalgie ! Tout au plus Tony Goddess ironise-t-il sur la période de séparation : « Fifteen years ? Ten minutes ? Two centuries ? » Jusqu’à nouvel ordre d’ailleurs, cette reformation n’existe que pour le fun, le temps de quelques concerts. Bon… Rendez-vous dans dix ans, alors ?

Sur le coup de 23h, 23h30, un méchant petit vent balaie les marches du Bota, du coup désertées en cette avant-dernière soirée. A l’Orangerie, la pop électro et moustachue de Twin Shadow n’est déjà plus qu’un souvenir, tout comme celle, plus new wave, des Américains de Holy Ghost. Au programme, il reste le rendez-vous Sonic Cathedral, le 29, sur l’esplanade de St Michel et Gudule.

Didier Stiers

Papas Fritas – “Way you walk”


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