Chemical beat Brothers

Installés dans leur poste de commande, derrière leurs consoles, Tom Rowlands et Ed Simons jouent aux pilotes d’une croisière dans le son. Le gros son, du genre à vous retourner un terrain en deux temps trois mouvements. Il fallait bien ça, ce jeudi sur le coup d’une heure du matin, face à une prairie passablement refroidie par un crachin tenace.

La recette est connue depuis les années 90 et l’apparition du duo sur la vague big beat. Avec eux, le style n’a rien perdu de ses caractéristiques. Genre : sirènes et claviers qui labourent les oreilles, basses qui font vibrer la cage thoracique. En frontstage, Tunde Adebimpe , le chanteur de TV On The Radio, n’en perd pas une miette.

Pas simple d’assurer le spectacle, avec une telle configuration. Rowlands ne quitte même jamais ses machines. Du coup, c’est son comparse qui, de temps en temps, vient à droite ou à gauche de la scène, saluer ou applaudir les kids en train de danser, avant de retourner à ses boutons et manettes. En fond, sur l’écran, les motifs apparaissent évoluent et disparaissent au gré des « Saturate », « Believe », et autres « Escape velocity ». Une paire de silhouettes féminines presque comme dans un générique de James Bond, et hop, on oublie le froid et la flotte. Tunde sort son iPhone, et capte quelques minutes d’un show qui en met parfois plein les yeux (bonjour les gros flashes de couleur !) et souvent plein les oreilles.

« Hey boy hey girls »… Here we go ! Les lasers font leur apparition, le déluge sonore et technologique s’accentue. Ce n’est plus vraiment une croisière, plutôt l’arche de Noé. Livré à la fureur des éléments.

Didier Stiers




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1 commentaire

  1. VincentBlackShadow

    5 juillet 2011 à 9 h 09 min

    Perso, j’ai trouvé ce show décevant….et pourtant, c’est pas faute d’avoir été un admirateur des frères chimiques. De 1, leur son a pris un sacré coup de vieux, tout ça sonne résolument 90′s, ça pourrait ne pas être un reproche s’il n’y avait pas ce côté prévisible, sans surprise. D’autre part, et c’est vraiment là que le bas blesse, leur show n’a quasi pas évolué en 15 ans… et quand on voit ce qui a été mis en place pour les dernières tournées d’Amon Tobin et Dj Shadow, ça devient difficile de ne pas considérer le duo comme une relique d’un passé glorieux… les stones de la techno?

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