Anika c’est qui ?

Fin 2010, la demoiselle a sorti un album (Anika, pour rester simple) produit par Geoff Barrow de Portishead. Un petit quelque chose de Beth Gibbons dans l’attitude ? Pas trop, disons plutôt que par sa voix glaciale, elle fait immanquablement penser à Nico. Même ici à Dour…

Attention, ne pas confondre Anika avec Aneka. Aneka, c’est « Japanese boy », soupe eighties, et ça n’a rien à voir. La demoiselle dont il est question ici s’appelle Annika Henderson, vient de Cardiff au Pays de Galles mais a vu le jour en Allemagne. D’où peut-être cette petite pointe d’accent qui souligne la ressemblance avec celle qui accompagnait le Velvet.

Sur disque comme sur scène où elle donne l’impression d’un petit bout de femme, moulée dans sa robe noire, Anika reprend notamment « Masters of war », un classique folk signé Bob Dylan. Et s’explique : « Il ne s’agit pas d’une de ces chansons qui se contentent de critiquer les soldats. Dylan dit que les responsables sont ceux qui restent dans leurs grandes maisons et envoient les gens se battre. »

Le genre de démarche à laquelle l’ont – peut-être – conduite des études de journalisme et un intérêt marqué pour l’écriture de poèmes…plus ou moins politiquement chargés. En live, où elle impose une vraie présence et ne se sépare jamais longtemps de son petit calepin, ceux-ci sont chantés/dits sur fond de claviers et de basse, de batterie et de sons plus électro. Verdict : l’une de nos découvertes du jour.

Didier Stiers

Anika reprend “Yang Yang” (Yoko Ono)


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