Le Brussels Summer Festival commence ce vendredi

FESTIVAL

Le festival célèbre ses dix ans d’existence. La programmation se veut plus que jamais électrique. Comme tout festival urbain, il ne fait pas que des heureux.

Plus de 300 événements dont une centaine de concerts sur dix jours, quelques visiteurs de réputation internationale (Jamie Cullum, Hooverphonic, De La Soul…), une armada française (Zaz, Yodelice, Raphaël, Camelia Jordana…), des événements pour épicer le programme musical, et plus de 100.000 spectateurs attendus sur cette même durée : voilà qui engendrera forcément quelques nuisances et autres frustrations. Rien de comparable à ce qu’avait généré en juin dernier le débarquement de Taratata sur la place des Palais.

Une petite polémique est née récemment, du fait de riverains et de l’Arau (Atelier de recherche et d’action urbaines) estimant qu’il y a trop de concerts à Bruxelles, par conséquent trop de débordements sonores sous leurs fenêtres. Le BSF n’encourage pas les couche-tôt dans la mesure où nombre d’artistes joueront au-delà de 23 heures, notamment minuit et demi sur cette place des Palais. Soit… On laisse les mécontents s’expliquer avec ceux qui pensent que Bruxelles est une ville morte une fois les bureaux vidés et les magasins fermés. Ou avec les exploitants de salles du centre-ville, plus tracassés par les problèmes de voisinage.

Un événement populaire, grand public et convivial ne fait pas tache sur le CV d’une capitale qui se veut, en outre, celle de l’Europe. Et qui se coltine à longueur d’année l’image (pas fausse) d’une ville embouteillée/en chantier permanent.

Dire qu’à l’origine, quand il s’appelait encore Eurit’Mix, ce festival constituait un appel du pied aux touristes fréquentant les rues de Bruxelles mais n’y restant pas assez longuement au goût des édiles… C’était aussi l’époque, que certains regrettent, de concerts gratuits sur la Grand-Place. Même si l’on reste fort raisonnable côté tickets, certains se sont peut-être déjà étranglés en découvrant le prix du pass dix jours : 30 euros, contre 20 l’an dernier.

Un festival urbain

Et la discussion peut se poursuivre longtemps. Quant à l’acoustique de ce long couloir en plein air qu’est la place des Palais, par exemple. Mais depuis Eurit’Mix, le festival s’est créé une identité propre en se recentrant sur le quartier royal. Philippe Close, président de l’ASBL Festival des Musiques de Bruxelles et échevin en charge du tourisme notamment, s’est déjà exprimé sur la question des nuisances, en 2010, au Conseil communal. Il y répondait notamment : « Un autre argument avancé était que le public du Summer Festival n’était pas “approprié” au Mont des Arts. Si l’Arau souhaite une ville où les jeunes ne sont pas admis et ne peuvent pas se détendre, qu’il le dise clairement. » Et aussi : « Si nous ne parvenons pas à ramener les infrabasses à des niveaux acceptables, le Summer Festival déménagera mais, je le répète, il sera maintenu sur le quartier du Mont des Arts. » Cette année, la place du Musée ne sera plus le théâtre d’aucun concert, mais d’un son et lumière.

Les organisateurs du BSF tiennent à l’aspect urbain du festival. Soulignent qu’il trouve place dans un espace qui lui est entièrement destiné, au cœur du quartier le plus prestigieux de la capitale. Et qu’il garde toute son unité grâce à une zone sans circulation, des animations, des bars et des échoppes. Alors, au soleil si possible, histoire de rendre ces quelques misères moins pénibles…

Infos et programme : www.bsf.be.

Didier Stiers


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7 commentaires

  1. Paul Poule

    12 août 2011 à 9 h 08 min

    il y a des gens qui HABITENT dans ce quartier ?

  2. Isabelle M.

    12 août 2011 à 9 h 28 min

    @ Didier Stiers :
    La demande des riverains, relayée par l’ARAU, se borne à demander une réduction du volume sonore, et plus particulièrement des basses fréquences, et non à faire de Bruxelles une ville morte ou une ville interdite aux jeunes.
    Votre méconnaissance du dossier est navrante ! Votre manque d’objectivité, quant à lui, ressort d’un manque d’éthique journalistique dont je ne ne me vanterais pas.
    Bonne journée !

  3. jcd

    12 août 2011 à 10 h 02 min

    Rien contre les concerts en plein air en centre ville : j’aime cela. Mais le gigantisme de certaines installations sonores entraîne des nuisances monstrueuses surtout par la diffusion de basses exagérées. Lorsqu’il faut mettre des bouchons dans les oreilles pour percevoir la musique : il y a un problème, non ?

  4. Corto

    12 août 2011 à 10 h 54 min

    Souvenirs de l’année dernière: place de Palais, tu oublies, accoustique épouvantable, pas moyen de bouger, 30 minutes pour s’acheter une bière, la cata; place des Musées, qq concerts sympas gâchés par un public de touristes, bruyant et en constant mouvement. Verdict: tu aimes la musique, laisse tomber, tu veux faire la fête sur un vague bruit de fond, viens avec tes potes et tes canettes.

  5. Candide57

    12 août 2011 à 12 h 15 min

    C’est l’organisateur du concert qui vous a commandé cet article brosse-à-reluire ?

  6. Eslhona

    12 août 2011 à 18 h 39 min

    Quand on parle de “quartier”, il faut comprendre que les basses des concerts qui ont lieu sur la place des Palais (en tout cas les 3 de la fête de la Musique, je n’ai pas encore “testé” les 4 qui viennent) sont tellement fortes qu’elles s’entendent à plusieurs kilomètres à la ronde et ce, même avec des boules Quiès. Donc bien sûr qu’il y a des habitants, des dizaines de milliers en fait (mais ils ne sont sans doute pas tous sensibles aux basses fréquences).

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