Les sorties Rock & Variétés de la semaine

Dans les bacs cette semaine, les albums de Baxter Dury, David Guetta, The Kooks , Alice Gold et Lenny Kravitz

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Baxter Dury , Happy soup

Le garçon, fils de l’auteur punkoïde de Sex, drugs & rock’n’roll (1977), a de qui tenir. D’abord, il prend son temps. Voici seulement maintenant, six ans après Floor show, son troisième album. Vous avez manqué les épisodes précédents ? Pas grave car de toute façon, Baxter a fait table rase du passé pour proposer aujourd’hui un album dépouillé au maximum, rongé jusqu’à l’os de mélodies renversantes, faussement joyeuses, pop mais avec perversité. Une ligne de basse paresseuse, un beat foutraque, une ambiance poisseuse… Il n’en faut pas plus à Baxter avec sa voix grave et traînante, parfois même flippante, pour dessiner son univers malgré tout très sensuel. Grâce notamment à la voix de Madeleine Hart, personnification de l’omniprésent personnage féminin (« Isabel », « Claire » ou la Katy de « Leak at the disco »), il nous prend par la main et ne nous lâche pas tout au long d’un album parfait. Voilà enfin un disque qui tranche avec la production courante.

*EMI.

David Guetta , Nothing but the beat

La marque Guetta est devenue une usine à faire danser le monde occidental. Ce qui est déjà remarquable. Mais cela implique aujourd’hui de répéter à l’infini une recette (un beat disco et des stars vocales à la pelle, ici : Akon, Nicki Minaj, Ludacris, Chris Brown, Sia, Timbaland, Snoop Dog…) des plus convenues, répétitives et épuisantes. Le second CD électronique (non vocal) est un peu plus supportable.

*EMI.

http://www.davidguetta.com/#/home

The Kooks , Junk of the heart

Ce troisième album des natifs de Brighton est une nouvelle étape (avec un groupe légèrement remanié) vers cette pop sophistiquée destinée à mettre de bonne humeur sans paraître trop con et à oser le lalala sans être ridicule. Avec le fidèle Tony Hoffer à la production, la bande à Luke Pritchard signe ici un disque dense et riche.

*EMI. À Forest National le 16/10.

http://www.thekooks.com/

Alice Gold, Seven rainbows

À l’écoute de ce premier album contenant le tube « Runaway love », il n’est pas difficile de voir en cette jeune blonde anglaise une future grande. Produite par Dan Carey (Franz Ferdinand, Lily Allen, Hot Chip), la chanteuse guitariste écrit elle-même des chansons rock plutôt dramatiques, bien habitées, voire hantées, qui nous donnent déjà envie d’entendre la suite.

*Fiction-Universal.

http://www.alicegold.com/

Lenny Kravitz, Black & white America

16 chansons (plus deux versions acoustiques), dont pas une de moins de trois minutes : on peut dire que pour son premier album sur un label indépendant, Lenny se sent inspiré quantitativement. Très soul et funk sur le thème de l’Amérique, tant raciale que religieuse, ce disque révèle un Lenny qui se lâche sans vraiment faite le tri. On appellera ça un acte courageux, faute d’être génial.

*Roadrunner-CNR.

http://www.lennykravitz.com/


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