Miossec achève sa nouvelle tournée à Bruxelles

Entouré d’un nouveau groupe redoutable et affûté, Christophe Miossec défendait ses « Chansons ordinaires » devant un public du feu de Dieu. Enorme.

Il y a sans doute plusieurs raisons à ce moment précieux et magique vécu samedi soir à l’Orangerie du Botanique. Chansons ordinaires , le huitième album de Miossec est canon. ça aide. Le groupe qui l’accompagne est d’enfer. Christophe Miossec a fait main basse sur Santa Cruz. Ces mecs jouent ensemble et les yeux fermés depuis plus de dix ans. Et même si les quatre musiciens n’ont pas participé à l’album, le travail de répétition a été tel qu’ils apposent leur patte non seulement sur le nouveau disque mais sur tout son répertoire. Les relectures de « Rose », « La facture d’électricité » ou « Les bières d’aujourd’hui s’ouvrent manuellement » retrouvent une nouvelle jeunesse. Tant et si bien qu’après deux ou trois morceaux (« Chanson du bon vieux temps », « Chanson pour les amis », « Chanson pleine de voix » ,…) c’est bel et bien Miossec le groupe qu’on se prend en pleine poire. Et pas Christophe le chanteur. Et ses musiciens.
Le concert bruxellois coïncidait avec la dernière date d’une quinzaine avant une autre volée en février/mars 2012 et bien sûr les festivals d’été. Depuis les quatre premiers concerts au Casino de Paris, il règne au sein de la troupe une ambiance idyllique. Sur la scène du Botanique, on a vu les cinq chanteur et musiciens jouer avec le sourire aux lèvres pendant l’heure et quart de concert. Un concert où Christophe balance les onze chansons de Chansons ordinaires. Non sans exhumer « Le défroqué », par exemple ou « Fortune de mer », « Brest » ou « Le cul par terre ».
Certains morceaux furent incroyables. Si personne ne conteste la pertinence d’avoir un piano et des claviers sur scène (Thomas Schaettel mesdames et messieurs), la section rythmique tient la boutique. Jacques (basse) et Alex (batterie) officient également derrière James Chance lorsque celui-ci débarque en Europe. Ça explique le sérieux de l’entreprise. Goulven Hamel (à la guitare n’est pas en reste et balance quelques solides riffs à la Clash (« Chanson contestataire »). Respect !

PHILIPPE MANCHE


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