Azealia Banks, ni cruche ni soumise


La rappeuse new-yorkaise figure dans plus d’une prédiction de ce qui sera chaud en 2012. Tout a vraiment commencé avec 212, tube certifié qui a peut-être même accompagné votre passage à l’An Neuf s’il s’est effectué sur le dancefloor. Un tube ainsi qu’un clip en noir et blanc…

Un clip où l’on voit cette langue humecter une paire de lèvres, un peu comme un maçon se cracherait dans les mains avant d’attaquer l’érection d’un mur. Devant le mur, parce qu’il y en a justement un dans ce clip : Azealia Banks, short et pull Mickey, qui danse et rappe sur fond de reggae. Le tout avec le sourire, mais des rimes cash, du genre « What’s your dick like homie ? /What are you into ? » On vous laisse traduire…

C’est en partie à cause de tout ce qui précède que la Miss Banks figure dans plus d’une prédiction de ce qui sera chaud en 2012. Le NME la place en number one de sa « Cool List », devant du beau linge comme Jarvis Cocker (Pulp), Dave Grohl (Foo Fighters) ou Noel Gallagher (ex-Oasis). Et Lana Del Ray. Côté BBC, elle fait partie des « 15 Acts for Sound of 2012 », au même titre que Skrillex ou Frank Ocean.

Azealia a vingt ans, vient de Harlem et serait la rappeuse préférée de Gwyneth Paltrow. En tout cas, si elle rappe, c’est parce qu’elle n’est pas sûre de savoir chanter, même si on peut l’entendre reprendre « Slow hands » d’Interpol. Tout comme Nicki Minaj, dont le parcours ne la laisse pas indifférente, elle est passée par la High School of Performing Arts de La Guardia. Et pour en revenir au genre de propos qu’elle glisse dans ses textes… c’est normal : « J’ai l’impression que beaucoup d’hommes ne réalisent pas quel pouvoir nous avons en tant que femmes, dit-elle dans une interview au Village Voice. Si chaque femme décidait, demain, de ne plus jamais avoir de relations sexuelles, que feraient les hommes ? »

Ce qui est sûr, c’est qu’ils sont déjà des légions à l’avoir zyeutée dans une pub pour Nike, l’avoir repérée sur un disque de Major Lazer et s’être abonnés à son Tumblr sur lequel atterrissent régulièrement de nouveaux morceaux. Comme « Grand slam (lyrical exercise) », beat et production minimalistes, avec l’accent mis sur la voix et ce flow infatigable, carrément vertigineux. Ou ce « Liquorice », un r’n’b électro assuré sur le même tempo speedé. Quant à l’année 2012, elle l’entame comme elle a terminé 2011 : dans l’œil des radars, avec un petit coup de pouce filé au grand retour des Scissor Sisters (« Shady love »), et un premier album en perspective dans la mesure où elle a croisé la route de Paul Epworth, producteur de Florence & The Machines, Adele et autres Cee Lo Green.

Didier Stiers

azealiabanks.tumblr.com


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1 commentaire

  1. fitness

    13 novembre 2012 à 2 h 06 min

    bonjour ^^ sympa l’article :D

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