Un peu Cure, ces jours-ci

Si 2011 a été l’année de… hum, Rebecca Black, Lana Del Rey et puis aussi d’Adele, il ne vous aura pas échappé que Robert Smith s’y est également manifesté. Parfaitement ! En avril, The Cure fêtait les 30 ans de l’album Faith, en novembre, le Royal Albert Hall accueillait la trilogie Reflections, tandis que décembre fut pour le groupe le mois du live avec un copieux double Bestival Live 2011. Et en ce début janvier ? Les fans un peu ou beaucoup graphistes sont conviés à un concours de pochettes.

Le 10 septembre 2011, The Cure se produisait donc au Bestival, sur l’île de Wight, devant près de 50.000 personnes. L’événement est aujourd’hui immortalisé avec ce double CD dont les ventes bénéficieront à l’Isle Of Wight Youth Trust, un fonds d’aide à la jeunesse. C’est la cinquième fois que Robert et ses troupes (Simon Gallup toujours bien présent à la basse, Jason Cooper à la batterie et Roger O’Donnell aux claviers) se livrent à l’exercice de la galette en public. Généreusement, pour l’occasion : sous une pochette – il faut le dire – bien moche, pas moins de 32 chansons, près de 2h20 de musique et d’angoisses existentielles, un vrai concert, solidement construit et bourré d’atmosphère !

“A forest” (live @ Bestival 2011)

Bestival Live 2011 s’ouvre sur l’ample « Plainsong » puis enchaîne avec « Open » et son riff lugubre… Les fans apprécieront : le groupe remonte loin dans son passé, via des titres comme « The walk », « Play for today », le classique « A forest » ou ce « Primary » posé sur une batterie qui claque bien. Les rappels, en nombre, sont un régal : « Grinding halt » et « 10 :15 Saturday night » notamment clôturent ce live emmené par un chanteur très en voix qui termine avec « Killing another », version « politiquement correcte » de « Killing an Arab » (inspiré, on le rappelle, de Camus – L’Etranger – et non d’une quelconque théorie extrêmo-droitière).

“Close to me” (live @ Bestival 2011)

Pour The Cure, 2012 devrait être une année de rééditions. A commencer par celle de Wish qui reverra le jour en version de luxe à l’occasion du 20e anniversaire de sa sortie. « Friday I’m in love », deuxième single extrait de ce disque, sera re-pressé en 45T dont la vente alimentera les caisses du Teenage Cancer Trust. Avis aux fans et aux adeptes des bonnes œuvres : il sortira en Angleterre seulement, lors du Record Store Day d’avril. Et sa pochette fera l’objet d’un concours (terminé ce 10 janvier), concours auquel sont mêlés six autres groupes et artistes ; 700 projets au total seront retenus et exposés dans une galerie de Londres, dont 45 (à être imprimés) pour ce « Friday I’m in love ».

“Friday I’m in love”

Et sinon, Robert, du neuf cette année ? Un album ? Une sortie sur le Net ? « J’attends toujours de voir quelqu’un proposer une meilleure manière de présenter sa musique que sur disque », répond-il dans le magazine Uncut de décembre. Tout en évoquant cet autre projet qui lui tient à cœur et sur lequel il a manifestement déjà travaillé : un disque ne comportant qu’une seule compo, mais évolutive. « On verra ce que ça va donner. »

Didier Stiers

Bestival Live 2011 (Sunday Best Recordings /PIAS)

Didier Stiers

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1 commentaire

  1. jc

    4 janvier 2012 à 7 h 56 min

    musique évolutive? Rien de neuf car R. Sakamoto a lancé les projets “chain music” il y a 2 ans de cela avec un morceau dépassant les 40 min….
    Cure est-il un groupe qui ne sait pas comment s’arrêter?

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