Madonna retrouve son ADN

Vendredi paraît MDNA, le douzième album studio de Madonna. Nous avons pu l’écouter en avant-première.

Quatre ans après Hard Candy, la Madonna revient aux affaires avec un nouvel album studio qui lui ressemble intimement puisqu’il est question ici de MDNA. Lancé en fanfare lors de la finale hypermédiatisée du dernier Superbowl, à Indianapolis, ce disque est censé remettre la chanteuse de 53 ans sur son trône, après une longue éclipse due à la préparation et au tournage de son deuxième long-métrage en tant que réalisatrice, WE, à paraître chez nous en mai.
L’histoire d’amour entre Edouard VIII et Wallis Simpson l’a d’autant plus inspirée qu’elle-même vit en ce moment le fol amour avec son frenchy sex toy de danseur, après un douloureux divorce avec son mari cinéaste Guy Ritchie.
Et c’est de tout cela que parle MDNA, le douzième album studio de la madone, qui sacre le retour de William Orbit (cf. Ray Of Light et Music) et de ses nappes électros aux beats très binaires. Ce disque sacre le grand retour au disco eighties très synthétique de Madonna qui, les antennes toujours bien placées, a également recruté Martin Solveig pour épicer tout ça.
Deep house poisseuse (« Gang Bang » qui aurait pu se retrouver dans Sex) ou sucreries pop à destination des radios et des hit-parades (« Girl Gone Wild » et « Superstar » sont très efficaces), ces douze nouvelles chansons – dont le « Masterpiece » hispanisant tiré de WE, qui lui a valu un Golden Globe de la meilleure chanson originale – ne surprennent pas vraiment. Les beats discos virent parfois au lavage de cerveau (« Turn Up the Radio »). Heureusement qu’une petite gâterie pour pom-pom girls (« Give Me All Your Luvin ») vient apporter un parfum sixties. Madonna se permet peu d’infidélités aux dancefloors et aux ordinateurs, raison pour laquelle on appréciera « Love Spent » (et son banjo) et le final planant par « Falling Free ». Sans parler du final symphonique de « I Don’t Give A ».
Au total, Madonna réussit son pari consistant à retrouver ses marques, son ADN, tout en se démarquant de toutes celles qu’elle a influencées, à commencer par Madame Foldingue. Ce disque n’en reste pas moins très calculé, sans réelle émotion. Les beats martiaux peuvent très bien faire l’affaire en boîte mais sur sa chaîne de salon, on sera vite lassé par ces sonorités synthétiques qui ne sont en rien révolutionnaires. Orbit et Solveig ont appuyé sur la touche rétro voulue par son interprète qui se contente d’assurer le minimum.
THIERRY COLJON
Madonna, MDNA (Universal). Sortie le 23.


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2 commentaires

  1. Ooops

    20 mars 2012 à 16 h 13 min

    Si vous êtes pressé, voici le résumé de l’article : le nouvel album de Madonna est très bien sauf qu’en fait il est nul.

  2. red

    21 mars 2012 à 13 h 44 min

    Ecouté le CD en vitesse, et ma première (et dernière) impression est celle d’une nana qui est arrivée au bout de ce qu’elle pouvait donner. Ca ne dégage rien, c’est du vent. Je reconnais qu’elle a fait du mauvais comme du bon mais là, C’est encore plus pourrave que le dernier Ting Tings (c’est dire).

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