Lescop, séduisant artiste bipolaire

Aux Nuits Botanique, ce dimanche, la curiosité était sans conteste portée sur Lescop, qui jouait à l’Orangerie. Le Français, venu tout droit d’Asyl, présentait la suite de sa pop new wave que l’on avait découverte avec un premier titre, La Forêt, passé en boucle sur nos ondes cet hiver.
Lorsque Taxi Girl, Etienne Daho et Indochine se rencontrent en 2012, ça donne naissance à la pop sombre et déroutante de Lescop. Une musique dansante sur des textes poétiques aux thèmes obsessionnels. C’est le chaos organisé et irrésistible de Mathieu Lescop, ancien chanteur d’Asyl. « Ce côté eighties est souvent mis en avant mais j’ai surtout repris une façon de faire des années 80 en y ajoutant du William Burroughs, du cinéma nouvelle vague et des images en noir et blanc. L’idée c’était de simplifier des sentiments compliqués », explique Mathieu. « Je fais partie de ces gens qui se sentent bien en écoutant des chansons tristes. Mais pas question de s’enfermer dans la noirceur. C’est surtout une manière de revendiquer ce qu’on est, de transcender nos sentiments. »

Des sentiments compliqués et des idées noires. Très noires comme annoncé en préambule sur le titre La Forêt : « Dans la forêt la première détonation résonne – un coup de feu puis deux, mon corps qui frisonne – puis doucement s’écroule. » « La Forêt est un bon morceau de lancement parce que c’est une synthèse de tout Lescop. Je pense que c’est assez raccord avec la suite. Il y a tous les ingrédients réunis : boîte à rythme, base mélodique assez minimale et des climax», confie le chanteur.

Hier soir, Lescop a levé le voile sur ce futur premier album dont la sortie est prévue en septembre. Un album fidèle au live : mi-organique mi-électrique, entre l’ombre et la lumière, à la frontière entre la pop et la new wave. Sur scène, la ressemblance frappante avec Ian Curtis accentue d’autant plus ce côté new wave. Les danses saccadées et la profondeur du regard font le reste.

Un artiste à suivre et à (re)voir sur scène aux Francofolies de Spa le mercredi 18 juillet.

Maïlys Charlier


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