Un show bien Darc


Dimanche soir, difficile de choisir sa salle : en toute intimité avec Chapelier Fou dans le Museum, pressés comme des citrons sur le plancher de la Rotonde pour Django Django ou encore dans l’ombre de l’Orangerie avec Lescop, Le Yéti et Daniel Darc.

La curiosité l’emporte, ce sera l’Orangerie principalement. L’intriguant Lescop passe à une vitesse éclair. Il est déjà 20h30, tous les sièges du Grand Salon sont occupés. Louis sous sa casquette de Chapelier Fou installe sa panoplie d’instruments. Entre vieux et nouveaux morceaux, le Chapelier se laisse aller à quelques improvisations dont on ne se lasse pas.

Sur le chemin, la Rotonde nous fait de l’œil. Django Django va commencer devant un public compressé. L’intro psyché du combo britannique laisse présager de bien belles choses. Malheureusement, le “timing” nous pousse vers l’Orangerie où une salle comble attendait Daniel Darc.

Tout de tatouages vêtu, le rockeur n’a déçu personne livrant une des meilleures prestations de ces Nuits Botanique. S’il boitille en coulisses, sur scène, il se transforme. Daniel Darc garde le cap et son show tient la route. La taille de son âme était bien grande ce dimanche soir puisque le chanteur s’est laissé aller à quelques belles reprises de The Doors, The Ramones ou encore quelques notes de Cherchez le garçon en clin d’œil à son ancien groupe, Taxi Girl.

Maïlys Charlier


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3 commentaires

  1. Benito

    15 mai 2012 à 14 h 34 min

    Darc is the Night
    Daniel Darc est un grand monsieur : un homme vrai et profondément humain. Il a touché le fond : il connaît l’odeur âcre et dégueulasse de la merde quand on s’est chié dessus. Darc s’est relevé et a rebondi. Jésus est son nouvel ami : le Jésus que peu de gens connaissent. Le Jésus rock’n’roll.
    Dans l’Orangerie (et non dans le Jardin des Oliviers), Darc nous a livré une performance forte et poignante. Seuls les sans-cœur n’auront pas apprécié la sincérité ingénue et la rectitude zigzagante de cet homme nouveau.
    Le personnage sarcastique et provocateur a balancé entre de grossières (et moqueuses) postures à la Johnny, et de subtiles phrasés à la Gainsboug. Accroché au pied de son micro, il semblait prêt à partir à la dérive comme le bateau de Rimbaud. Et puis, il rebondissait comme un jeune cabri, caché derrière ses lunettes de soleil.
    Daniel nous a mis au pied du mur. Sans lamentations. Une belle brique dans la gueule. Ce ne fut aucunement une ‘messe individuelle’. Nous avons été invités au festin et avons partagé avec ‘Daniel Dark’ des tranches de foi, de sa foi dans le Christ.
    La pluie est tombée, textuellement, à plusieurs reprises. La pluie fine et vicieuse de Darc. Celle qui effraie, mais aussi celle qui nettoie, celle qui purifie. Toute la symbolique de l’eau. Également présente dans la bouteille de Spa Reine (ou était-elle remplie de whisky ?) que le troubadour déjanté a saisie à plusieurs reprises …
    Les spectateurs ont vraisemblablement été surpris par la force et la puissance musicales du groupe qui l’accompagnait. Les morceaux joués ont fait honneur à son répertoire déjà riche et varié, sombre et existentiellement perturbé : « Celui qui sait est malheureux ». Les glissades inattendues vers les Doors et Alan Vega ont fait le bonheur des amateurs avertis. La finale avec ‘Cherchez le garçon’ fut hautement symbolique. Cherchez le garçon, cherchez Darc …
    Darc est resté caché derrière ses lunettes à reflets. Toute une métaphore, non ? Nous renvoyer dans la tronche nos faux-semblants, nos dérapages, nos manquements et aussi … notre espérance dans la vie. Darc reste un miracle dans tous les sens du terme. Vive la vie, vive le rock, vive Darc !

  2. Luc

    20 mai 2012 à 11 h 06 min

    Mon petit son de cloche sur les concerts de Daniel Darc, Le Yéti et Lescop sur Minuit Dix : http://www.minuitdix.be/archives/2012/05/16/24275164.html

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