La Route du Blues(4) : La moto, enfin !

Dimanche matin, les motards étaient tout heureux, et en même temps un peu anxieux, à la perspective de leur première journée « on the road » qui s’annonçait, en plus, comme la plus longue du périple.

Chicago Saint-Louis, ce sont 500 kilomètres débutant par la première difficulté (sortir de la ville aux rues barrées pour diverses activités toujours liées au Memorial Day) avant de rejoindre la fameuse Route 66 qui s’enfonce dans le sud avant de bifurquer vers Los Angeles. Le départ des 64 motos se déroule sans encombre avec un premier arrêt à Pontiac, petite ville de l’Illinois célèbre pour ses fresques murales et son musée dédié à la Route 66.

Cette route, à plusieurs endroits, est laissée à l’abandon, elle disparaît même parfois, mais continue d’inspirer un culte que les bikers ne sont pas les derniers à lui vouer.
Le premier drame se déroule un peu plus loin avec la Harley toute neuve (à peine 200 miles au compteur) de Jean-Philippe et Gersende (déjà sérieusement brûlée au mollet en touchant malencontreusement le tuyau d’échappement) victimes d’un problème d’alternateur. L’aide d’un biker spécialisé (Philippe) et d’un habitant ne suffiront pas : il faudra demander au loueur d’Harley Davidson apporter une autre machine. Un camion l’apportera dans la soirée.

Tout cela n’entame pas la bonne humeur du groupe : une centaine de personnes malgré tout fort éprouvées par une chaleur de plus de 35 degrés. Coups de soleil et transpiration sont au menu de cette journée qui nous a fait traverser l’Illinois plat de chez plat (un vrai grenier à grains) avant de traverser dans l’euphorie le Mississippi et d’arriver à Saint-Louis, Missouri. Une euphorie partagée avec Jean-Pierre Onraedt (le batteur des stars, ce qui, avec Marc Ysaye, fait deux batteurs « in the band ») qui nous emmène avec lui pour cette chevauchée finale.

Saint-Louis, la ville dont l’équipe de hockey sur glace s’appelle les Blues, organise justement ce week-end le Blues Week Festival : trois scènes ouvertes aux musiciens de la ville. Boo Boo Davis, la tête d’affiche, est un harmoniciste comme le blues peut en engendrer, qui clôt parfaitement ce festival gratuit dans un parc de la ville, par une chaude soirée d’été (même si on oublie qu’on est encore au printemps). Mais la chaleur est bien là. C’est déjà le sud, même si la grande Arche qui domine la ville, porte symbolique vers l’ouest, rappelle qu’on est ici au cœur de deux mondes. Demain nous attend une autre très longue journée jusqu’à Memphis. Mais les bikers ont maintenant dompté leur bête de 400 kilos. Ils n’ont plus peur de rien. A nous le grand sud !

THIERRY COLJON


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1 commentaire

  1. evrard jean

    28 mai 2012 à 12 h 15 min

    je suis le père du couple de bikers philippe evrard et michel meulemans qui participent au périple.
    Q:y’à t il des photos à avoir?
    merci

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