Pluie de tubes sur Werchter Classic

Lenny Kravitz et Kaiser Chiefs ont enflammé la plaine de Werchter Classic ce samedi soir alors qu’Amy MacDonald s’est faite (trop) discrète et Sting un peu trop dispersé.

Après l’ancien groupe de rock flamand The Scabs, c’est le hip hop bancal de ‘t Hof Van Commerce qu’il faut se farcir. Un concert interminable qui calme les esprits de la plaine de Werchter. Le soleil faisant le reste. L’amie MacDonald n’obtient pas la pleine attention du public à son arrivée sur scène. Les problèmes de son qui perdurent pendant toute sa prestation n’aident pas la jolie écossaise à convaincre les festivaliers. C’est à peine si on entend ce qu’elle chante et quand elle fait une reprise de Springsteen, on a bien du mal à reconnaître Born to Run.

Quel soulagement quand vient la fin du concert, synonyme de l’arrivée des Kaiser Chiefs. Le groupe emmené par Ricky Wilson possède dans sa setliste un nombre incalculable de tubes. Everyday I love you less and less, Ruby, Modern Way, The Angry Mob, Oh my god,… Le programme est musclé mais les Kaiser Chiefs n’affichent pas encore une forme olympique. Il faudra attendre I predict a riot pour faire monter la température et déchaîner Ricky Wilson. Le chanteur devient alors imprévisible, jumpant indéfiniment, courant dans tous les sens jusqu’à s’offrir un léger bain de foule. Direction la cabine de l’ingé son où un dangereux échafaudage attire Ricky. La température a monté d’un cran à TW Classic et le niveau scénique devient un brin plus intéressant.

Dommage que la programmation enchaîne directement avec De Kreuners, un groupe de rock flamand des années 80. Si les néerlandophones sont enchantés, les francophones ne s’y retrouvent pas. Une pause au soleil plus tard et c’est déjà au tour de Sting de monter sur scène. L’ambiance est électrique prouvant que le public attend beaucoup de l’ancien Police. Si le début du concert est magique, l’excitation retombe assez vite. Pourtant, rien à redire de la prestation de Sting : un son parfait, des musiciens incroyables, une voix envoutante et des tubes efficaces. Every little thing she does is magic, Englishman in New York, Demolition man, Every breath you take,… Non, le problème n’est certainement pas musical mais émotionnel. La setliste du chanteur britannique est épouvantable, nous faisant osciller d’une humeur à l’autre à chaque titre. Passant d’un survolté Message in a bottle où le chanteur et le public communient à la perfection au calme Shape of my heart où le chant laisse la place au murmure. De quoi décrocher très vite malgré la qualité musicale de la prestation.

Si Sting est une star internationale, le statut de rock star revient sans conteste à Lenny Kravitz qui a livré un show en béton. Un décor scénique à rendre jaloux Madonna. Des mini-pyramides du Louvre au jeu de lumières impressionnant, Kravitz ne fait pas les choses à moitié. Et surtout pas son arrivée ! Une intro qui s’éternise, black-out sur scène avant les premières notes de Come on Get it et une explosion de lumières laissant apparaître la silhouette majestueuse du rockeur. L’euphorie ne s’éteindra qu’avec les dernières notes de Let Love Rule au rappel. Lenny Kravitz tiendra son public en haleine tout au long du concert. Pas question de laisser retomber l’énergie. Il faut dire qu’avec des hits comme American Woman, Always on the run, Mr Cab Driver, Stand by my woman, Rock Star City Life, Stand, Fly Away et Are you gonna go my way, il est difficile de s’ennuyer. Le rappel arrive sans crier gare. Un coup d’oeil à nos montres, il est déjà minuit passé. Lenny Kravitz ne se fait pas prier et revient rapidement sous une salve d’applaudissements. « That’s not my house » lance-t-il avant de s’excuser : le timing ne lui permet qu’une seule dernière chanson. Pourtant, samedi soir, TW Classic se sentait comme chez Lenny Kravitz.

Maïlys Charlier


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3 commentaires

  1. Benoît

    24 juin 2012 à 15 h 25 min

    “La setlist du chanteur britannique est épouvantable”… tout comme votre plume, Maïlys Charlier!

  2. Pierre

    24 juin 2012 à 19 h 22 min

    La plaine de Werchter, c´est mieux..

  3. frehold

    6 novembre 2012 à 23 h 27 min

    Faut arrêter, tout le monde fuyait Lenny, la plaine étaint quasi vide alors que Lenny croyait à sa tête d’affiche en communiant avec leu peu qu’il avait… j’était derrière … c’était comme laché un taureau dans une corrida.. un supplice à arrêter de suite

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