Rock Werchter et la taxe Tobin

amontobin300

Véritable chirurgien du son, Amon Tobin s’improvise architecte sous la Pyramid de Rock Werchter. Son édifice est impressionnant : il combine les trouvailles virtuelles et le génie électronique. Vison synthétique, intégration globale, idées géniales, Amon Tobin est grand.

C’est le four sur la plaine de Werchter. Le soleil tape et le beat retentit (déjà) sous la Pyramid Marquee. Amon Tobin repasse chez nous. Un an après son concert à l’AB, l’électronicien brésilien pose à nouveau ses structures synthétiques en Belgique. Au centre de la scène, l’architecture est colossale : de gros cubes blancs s’élèvent, habillés par des projections bétons. C’est une sorte de sculpture musicale. Visuellement, c’est vraiment puissant. Musicalement, on nage en plein décalage spatio-temporel. Avec Amon Tobin, Rock Werchter nous offre de la musique de nuit en plein après-midi. Drôle de trip. En revanche, le spectacle proposé est total. Planqué dans son décors architectural, Tobin étale son savoir-faire : haute voltige expérimentale et pirouettes techniques répondent aux vidéos projetées sur son imposante structure cubique. La vision proposée par l’artiste renvoie directement à sa passion pour les jeux vidéos (allo, Lana Del Rey ?). Musique et visuels comblent l’espace. Tout est pensé au pixel près. Les échantillons sonores sont malaxés et tous les détours stylistiques autorisés : drum and bass, techno, dubstep et elctronica s’entrechoquent. Le beat est chirurgical, le show magistral.

Nicolas Alsteen


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1 commentaire

  1. Moussaillon

    28 juin 2012 à 21 h 58 min

    Au delà du jeu de mot, pourquoi ce titre??

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