Dour des Flandres (1) Steak Number Eight : pas encore à point

Il y a des mecs comme ça qui ont du mal à traverser la frontière linguistique. Mais quand on écoute Steak Number Eight, on comprend pourquoi.


Ils ont gagné le Humo Rock Rally en 2008. Quatre ans déjà. Tournent des clips à la fois drôles, bricolés et zarbis avec des superhéros déguisés en animaux qui coursent un faux extra-terrestre en train de foutre le bocson en ville (Dickhead). Le magazine britannique Metal Hammer a même distribué gratuitement leur deuxième album (All Is Chaos) produit par Mario « Triggerfinger » Goossens. De ce côté-ci du pays, on connaît pourtant très mal les Steak Number Eight. Quatre jeunes types (à peine 20 ans de moyenne d’âge) originaires de Wevelgem qui revendiquent l’influence de Pelican, Isis et Amen Ra…

Tout le monde le sait désormais. Ouvrir le festival de Dour, même si ça veut dire jouer à 13h20, c’est davantage un cadeau qu’autre chose. Les Flandriens doivent l’avoir compris en voyant le monde se presser devant le Club Circuit Marquee. Leur rock est lourd, menaçant et si ça tient encore relativement la route quand ça gueule, c’est nettement moins le cas quand le mec se met à essayer de chanter. Ce steak-là est encore à prendre avec des fourchettes…

J.B.


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2 commentaires

  1. E

    12 juillet 2012 à 21 h 04 min

    Ca reste quand même très rare quand un groupe flamand traverse la frontière linguistique, et inversement – groupes bruxellois mis à part…

    Pourtant, des deux côtés, il y a des perles. Quand on se rend compte que des groupes comme Wallace Vanborn ou Teddiedrum n’ont pas encore eu de dates chez nous ça la fout vraiment mal. Triste.

  2. Michel Leclercq

    12 juillet 2012 à 22 h 17 min

    Je n’ai rien contre ce genre de manifestation. Par contre je ne peux pas tolérer que des hordes (Flamandes) empruntent le train Bruxelles – Mons dès mercredi soir en bloquant les compartiments du train avec leurs paquetages volumineux et en fumant librement leurs herbes nauséabondes…
    J’ai effectué mon trajet habituel Bruxelles – Soignies avec un mouchoir devant le nez et heureux de descendre du train à Soignies pour enfin respirer le bon air.

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