Doomtree : rap branché

Flows en pagaille, discours intelligent, instrus variées (mais préenregistrées) et mentalité Do It Yourself… Doomtree shoote dans la fourmilière bling-bling.

Passé par l’AB en mai dernier devant 10 pelés et autant de tondus mais en mettant, nous avait-on annoncé, une ambiance du feu de dieu – c’était dans le cadre du cycle Minneapolis mon amour -, Doomtree est un collectif hip hop originaire du Minnesota. Des mecs, et une fille, qui n’ont pas peur de transgresser les règles. Qui appellent à la fois à la rébellion et au respect.

De cette formation protéiforme, ils sont cinq ce vendredi en début d’après-midi sur la Last Arena. Cinq MC’s (même pas de DJ, dommage) : POS, Mike Mictlan, Dessa, Sims et Cecil Otter, instigateur du projet mash-up Wugazi (Wu-Tang Clan vs Fugazi).

No kings est seulement le deuxième album du collectif en dix ans d’existence mais faut dire, à sa décharge, que tout le personnel y va de son petit parcours en solo. L’un ressemble à Mbokani (il devrait pas s’entraîner celui-là plutôt ?). L’autre nous fait penser à un El Ghanassy qui se serait empiffré tout l’été. Foncièrement américains mais sans tomber dans le bling-bling (c’est même tout l’inverse, genre t-shirt casquette, textes déprimés), les rappeurs jouent de leurs flows avec une niaque et un talent certains. Et ça fonctionne tout particulièrement sur les instrus les plus percutantes. Des instrus rock même parfois. Doomtree Records est aujourd’hui avec Rhymesayers l’un des labels de référence quand on parle rap indé de qualité. Check.

Julien Broquet

Didier Stiers

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