Hanni mâle

Son concert à la Rotonde en février dernier cassait pas trois pattes à un canard californien mais vendredi après midi, Hanni El Khatib s’est, disons, fait pardonner.

Malgré ses plans de gratte à la Jack White, Hanni, on va déjà de  moins en moins le comparer aux White Stripes. Outre son pote Nicky Fleming à la batterie, le Californien se fait aujourd’hui accompagner d’un guitariste/claviériste certes pas très expansif mais pas inutile non plus au moment de défendre sur scène Will the guns come out.

Ce disque, El Khatib travaille sur son successeur avec le Black Keys Dan Auerbach. Et si l’un de ses nouveaux morceaux, malgré un riff de la mort, laisse un avis un peu mitigé, on est curieux d’entendre ce que ça va donner. Parce qu’Hanni, c’est pas que la hype, Hung et Californication. Les pubs pour Captain Morgan, Nike et Nissan… C’est aussi de sacrément bonnes chansons. Le reste de ce concert est d’ailleurs méchamment tendu et électrique. La reprise du « You rascal you » qui a inspiré « Vieille canaille » à Gainsbourg. La torgnole « Loved one » (sur le coin de l’oreille). Puis le gentil « Dead wrong », avec son côté doo-wop fifties (la sucette à l’Hanni)… Le palestino philippin de San Francisco, angelenos d’adoption, tient le bon bout. Un vrai gig rock’n’roll comme on n’en a pas encore vu des tonnes pendant ce long week-end. Le trio termine par un furieux « Fuck it you win ». Non, Hanni, c’est toi qui a gagné. Et haut la main.

Julien Broquet

Didier Stiers

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