Tomorrowland by night

La chose était quelque peu prévisible, mais nous sommes néanmoins allés nous en rendre compte de visu : de nuit et avec un petit coup de pluie au préalable, ce Tomorrowland ressemble déjà plus aux autres festivals qu’on a pu fréquenter cet été. Exceptions : les abords des scènes, et surtout la grande, cernée par la méga foule. Visuels aidant, l’impression d’être ailleurs persiste encore.

Cela dit, ici aussi, une partie du public finit par balancer ses gobelets et autres bouteilles en plastic par terre. Les trios de poubelles installées sous les panneaux affichant « keep clean » ne seront pas remplis de sitôt, à cette allure. Ici aussi, tu finis par marcher dans de l’humide qui ne sent pas l’eau de rose. Et ici également, tu croises des gusses affalés dont les deux yeux ne regardent plus tout à fait dans la même direction. A la nuit tombée, Tomorrowland a quitté ses habits de conte de fées pour adopter un look un peu plus « le jour d’après ».

Dans les oreilles, l’effet est par instants très apocalyptique. Sur la Main Stage, Avicii y va de sa dance inoffensive accompagnée par moult effets pyrotechniques. Casquette à l’envers, Tim Bergling le Suédois a des allures de premier de classe, qui sourit quand il entend la foule reconnaître les quelques singles avec lesquels il fréquente les charts depuis deux ans. A une centaine de mètres : un tout petit podium, d’où deux types balancent de l’électroswing pendant que des gogo danseuses peu vêtues viennent onduler du popotin. Dans le mix se planque même un bout de Vaya Con Dios, si ! Cabaret vs grosse production : devinez qui gagne à la fin ?

Retour vers la salle de presse… En repassant par la scène Q-Dance (décoration : plaques de métal oxydé et planches à peine équarries, plus deux silhouettes de serpents), on a l’impression d’entendre le même disque que plus tôt dans l’après-midi.

En clair : ça bastonne encore tellement qu’on se sent revenir à l’époque où nos voisins hollandais ne juraient plus que par le gabber. Renseignements pris, le garçon qui mixe pour l’heure s’appelle Dov Elkabas, alias The Prophet, il vient d’Amsterdam et joue pas mal de… hardcore. Le genre fait encore des accros… à moins qu’en cette fin de premier jour, peu importe le beat, pourvu qu’il y ait de l’ivresse ?

Didier Stiers

 

Didier Stiers

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9 commentaires

  1. Mad

    28 juillet 2012 à 12 h 40 min

    Encore un journaliste qui semble oublier que le but d’un festival est de s’amuser…

  2. Jef

    29 juillet 2012 à 10 h 08 min

    La chose était prévisible, mais nous nous en rendons compte après la lecture de cet article. Le journaliste nous fournit un avis tellement subjectif qu il en perd tout son intérêt.

  3. Joachim

    29 juillet 2012 à 12 h 26 min

    Encore un journaliste qui semble oublier que les gouts musicaux peuvent être différent suivant le personne.

  4. Dim

    29 juillet 2012 à 12 h 40 min

    Un journaliste qui a oublié de retirer ses écouteurs de ses oreilles, pas de chances ils étaient branchés sur Nostalgie …

  5. Guillaume

    29 juillet 2012 à 15 h 12 min

    Un article très négatif pour le festival qui a décroché la place de meilleur festival du monde en Mars dernier!

  6. Xime

    30 juillet 2012 à 22 h 49 min

    Hello,
    C’est de la désinformation de détracteur. S’il y a eu une baston, la très importante sécurité mise en place la mattait en quelques secondes.
    La propreté à la fin du festival était naturellement faible, mais l’immense soleil qui a rayonnait sur toute la durée du festival (une petite pluie le dimanche, et une autre le vendredi, très vites passés) n’ont pas suffit à rendre le camping boueux. De toute façon, une montagne de copeaux était à disposition pour lutter contre ça.
    Une ambiance extrêmement chaleureuse. J’en témoigne, il m’est arrivé de bousculer des gens en dansant, il m’est arrivé d’être bousculé, mais systématiquement accompagné d’un “sorry, i hope i didn’t hurt you”. Je dis bien systématiquement.

    Je veux pour preuve de la désinformation l’emploi d’un journaliste qui n’était manifestement pas content d’être là et qui n’aimait pas la musique jouée. Lesoir perd énormément de crédit à mes yeux, parce que personne sur place n’aurait pu ramener un tel feedback.

  7. Lucas

    30 juillet 2012 à 22 h 52 min

    Quel manque d’objectivité dans cet article, c’est tout simplement incroyable…

    Un torchon tout juste bon pour s’essuyer les pieds !

    Oui les pieds sales en rentrant du festival !!!

  8. Xiiime

    30 juillet 2012 à 22 h 55 min

    Je lis les autres articles de ce journaliste et vois qu’un avis plutot positif est quand même présent ailleurs. Je ne sais pas ce qui l’a mis de si mauvaise humeur, mais des contre-articles comme ceux-ci ne sont pas terrible pour sa réputation ni celle du journal!

  9. Elisa

    31 juillet 2012 à 20 h 45 min

    oula oula oula critique très sévère ..êtes-vous déjà allé dans un festival ? savez-vous PROFITER d’un festival en oubliant les pieds dans la boue (ou dans la gerbe pour certains mdrrr) ? moi je dirai que le son était au poil, les déco nikel, et les critiques 0 ! Alors pour l’été prochain : on ouvre son petit esprit hein ! ?

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