La playlist 2006 de Thierry Coljon

“Playlist” : Thierry Coljon retrace ses souvenirs de critique musical au journal “Le Soir”. Editions Luc Pire, 192 pages, 21 euros, en librairie dès le jeudi 15 novembre 2012.

5 albums

Amy Winehouse, Back To Black. Amy n’a pas la forme. Son mari est en taule et l’alcool et les drogues l’assomment plus qu’ils ne l’aident. Rehab !
 
 
 
 
 
Archive, Lights. Archive n’est pas Pink Floyd et leur monde emphatique reste personnel.
 
 
 
 
 
 
Lily Allen, Alright, still. La nouvelle petite princesse de la pop anglaise apporte fraîcheur et insolence.
 
 
 
 
 
 
Clap Your Hands Say Yeah, Clap Your Hands Say Yeah. Les New-Yorkais sont les premiers à devoir à Internet le buzz qui les a lancés.
 
 
 
 
 
Red Hot Chili Peppers, Stadium Arcadium. Double album nous ramenant le groupe californien en toute grande forme. Merci Frusciante !
 
 
 

5 concerts


Musical Box. Le cover band de Genesis lance la vogue du tribute. Le 12 février au Cirque Royal, c’est The Lamb Lies Down On Broadway.

Red Hot Chili Peppers. Dans l’intimité de la Cigale, à Paris, le 20 avril.

David Gilmour. Au Royal Albert Hall, avec Crosby & Nash en guests, le 30 mai.

Le Soldat Rose. Louis Chedid, Vanessa Paradis, -M-, Alain Souchon, Francis Cabrel, etc., le 12 novembre au Grand Rex, à Paris.
George Michael. Enfin le retour avec ce 25Live Tour, le 14 novembre au Sportpaleis d’Anvers, et tous les tubes en version disco.

Principaux articles de cette année-là

0110 : C’est capital, faites le 0110
Charlotte Gainsbourg a une aura particulière
“Love” : Après Elvis et Frankie, viva Las Beatles !
James Brown : “Je suis Noir et fier de l’être”
Le bilan 2006 : Tom Barman, l’homme du 1er octobre et de toute l’année
 
 

back to 2005 / go to 2007
 
Table des matières

Arno, Tom, Salvatore, Toots et même Brad Pitt

Thierry Coljon revient sur les souvenirs et anecdotes qui ont marqué ses 30 ans de journalisme musical dans « Le Soir ».
Les artistes ont une conscience. Ils nous l’ont souvent démontré lors de grands événements caritatifs, quitte, pour certains, à se faire traiter d’Aristos du Cœur conscients également de leurs propres intérêts. En Belgique, il n’en va pas autrement. Personne ne s’attendra par exemple à la réussite d’une idée lancée un jour par Arno autour d’une bière. Le KVS l’aide à mettre sur pied l’idée d’un grand concert bruxellois contre la montée du racisme et de l’extrême-droite, que reprend, à Anvers Tom Barman de dEUS et à Gand, Frederik Sioen. Cela sera, le 1er octobre 2006, le 0110 (nul een tien ou zéro un dix). Et rien en Wallonie ? Bernard Marchant, administrateur-délégué du « Soir », me demande s’il n’est pas possible de monter une opération comparable à Charleroi où les affaires impliquant de nombreux élus du PS peuvent très bien faire l’affaire du Front national local. Paul-Henri Wauters du Botanique répond présent et on se retrouve tous les deux à discuter avec des responsables carolos (dont une partie se verra aussi inquiéter par la justice plus tard). Régler les problèmes d’ego des différents acteurs culturels n’a pas été une mince affaire mais ceux qui ne nous décevront pas pour faire de ce concert au Spiroudôme une réussite, ce sont les artistes : Salvatore Adamo est le premier à me dire oui, même s’il s’est déjà engagé sur Bruxelles. Tous les autres suivront : Jean-Luc Fonck, Jeff Bodart, Eté 67, Prïba 2000, Hollywood Porn Stars, Jeronimo, Machiavel, BJ Scott, Saule, Lio, William Dunker, Marka, Miam Monster Miam et Sophie Galet, Montevideo, Marie Warnant, Sacha Toorop, Aldo Granato, Fabrice Lig… et j’en oublie. Une belle preuve d’amitié qui fait chaud au cœur.

Les gestes d’amitié d’artistes peuvent survenir au moment où on s’y attend le moins. En vacances dans les Landes cette année-là, je suis réveillé de grand matin par une voix que je reconnais tout de suite, celle de Toots Thielemans qui, de son lit, tient à me remercier pour un article le concernant (dans le cadre d’une série jazz que j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire). De sa petite voix plaintive, il me dit simplement que la lecture de l’article l’a ému au point qu’il me tient à me jouer un petit morceau à l’harmonica. Quand la vie n’est faite que de petits bonheurs…

Comme celui de rencontrer pour la première fois, dans un hôtel parisien tout près de chez elle, Charlotte Gainsbourg. Séduit par tant de charme et de gentillesse, j’aurai la même pensée quelques années plus tard en faisant la connaissance de Thomas Dutronc : voilà une artiste que ses parents ont très bien élevée…

La vie est faite de moments très agréables (voir « Love » des Beatles, par le Cirque du Soleil, à Las Vegas) et d’autres moins (apprendre la mort de James Brown à l’heure de l’apéro le jour de Noël et écrire dans l’urgence sa nécrologie, quitte à délaisser la fête en cours). Elle est faite aussi de moments de hasards difficiles à croire. A Los Angeles pour l’interview de Jamie Foxx, à l’hôtel Four Seasons de Beverly Hills, j’attends mon tour au bar, avec Luc Lorfèvre de “Moustique” et une attachée de presse qui met pour la première fois les pieds dans la ville des stars. Pour s’amuser, je lui dis que mon ami Philippe Manche m’a assuré que les plus grandes vedettes fréquentent ce bar, comme Johnny Depp ou Brad Pitt. Elle refuse bien sûr de me croire quand je vois entrer… Brad Pitt. Je le lui dis, elle refuse de me croire. Luc confirme que c’est bien lui. Le temps qu’elle se rende compte qu’on ne se moque pas d’elle, il est trop tard. Le bel ange a déjà disparu !
THIERRY COLJON

Bonus internet : VINCENT QUITTELIER


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