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Un peu light, The Heavy…
posté le 4 août 2012 |
catégorie LES FESTIVALS, les news
The Heavy et DJ Vadim… Voilà probablement des noms qu’on n’aurait pas pu lire sur l’affiche d’un précédent Esperanzah. S’ils y figurent aujourd’hui, c’est notamment parce que les organisateurs du festival tiennent à rester en phase avec l’époque. Du rock et des platines à Floreffe, voilà qui promettait.
The Heavy ? Souvenez-vous de ce clip montrant des types jouant de leurs instruments dans les bois, emmenés par un chanteur black à la voix de Screamin’ Jay Hawkins jeune. Le groupe de Bath, qui aborde la soul et le funk par leur versant dur, l’est clairement moins, bath, sur la scène du bas. Non que les Anglais en costards se vautrent, mais ils cassent en tout cas un peu les pieds quand leur chanteur, Kelvin Swaby, fait lourdement et à maintes reprises la promo du prochain album, The glorious dead, annoncé pour le 20 août. Et vazy que je demande quinze fois si le public aime bien The Heavy ce soir ! On ne sait pas trop, en fait, vu que les morceaux extraits de cette future plaque laissent interrogateur quand on se dit qu’ils sortent un peu tous du même moule, tel ce « What makes a good man ».
Bref, on croyait entendre du James Brown ou du Charles Bradley en version rock garage, mais on se contente d’une rythmique qui sent la poudre et d’une guitare savoureusement sale. Jusqu’à ce que déboule « How you like me now » (le clip évoqué ci-dessus), coup de gaz un peu tardif dans un répertoire qui sent plus la petite citadine que le gros cube.
Avec son épouse Yarah Bravo comme emcee (on a déjà aussi pu l’entendre avec les Frenchies de TTC sur « En soulevant le couvercle »), Vadim, le dj découvert chez Ninja Tune au milieu des années 90 (« The terrorist »…) tricote les beats avec doigté. Assemble Martin Luther King (« I have a dream ») et sons de jeux vidéo. Et fait danser les derniers festivaliers de cette première journée. Derniers mais encore nombreux sur le coup d’une heure du mat’, plus nombreux même dirait-on que pour The Heavy. Une bonne pioche, le platineur russe !
Didier Stiers
(Photo The Heavy : René Breny)
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