posté le 14 août 2012 |
catégorie LES FESTIVALS, LES INTERVIEWS
Trois questions pour mieux connaître Lianne La Havas et son univers musical.
À l’époque de la sortie de votre EP, « Lost & found », vous avez dit vous sentir enfin musicienne. Ce n’était pas le cas avant ?
À ce moment-là, j’ai compris que j’avais trouvé mon son, quelque chose qui m’était enfin personnel. D’où ce commentaire. Surtout que j’avais pris confiance en moi à la guitare. Avant ça, je suis passée par des périodes de vraie frustration, à chaque fois que je n’arrivais pas à écrire une chanson dont je sois contente. Il a fallu que je scrute en moi pour donner du sens à mes textes. À partir de là, ils sont devenus beaucoup plus faciles à partager. Mais ça a été un processus très graduel… Je devais avoir sept ans quand j’ai commencé à chanter, mais je ne l’ai jamais fait en public avant mes 13 ans, quand j’ai rejoint la chorale de l’école. C’est aussi à l’école que j’ai appris à jouer du piano. À 18 ans, je me suis mise à la guitare, et c’est seulement à ce moment-là que j’ai commencé à écrire des chansons, disons, plus personnelles. Aujourd’hui, eh bien, les gens qui ne me connaissent pas pourront me connaître au travers de l’album. Les textes évoquent mes pensées et mes sentiments, du moins ceux que j’ai pu ressentir au cours des deux ans et demi qui viennent de s’écouler. Depuis que j’ai commencé à travailler sur ce disque, en fait.
Vous citez Billie Holiday parmi vos quelques modèles ; qu’aimez-vous chez elle ?
J’aime la manière dont elle chantait, mais surtout son expressivité : on pouvait lire sur son visage toutes les émotions véhiculées par les chansons. Même si ce n’était pas des chansons qu’elle avait écrites : elle les restituait d’une manière telle, elle exprimait les mots, comme si c’était les siens… On pouvait tout ressentir de ce qu’elle chantait. À mes yeux, c’est quelque chose de très important, quand vous êtes sur scène.
Sur scène, justement, vous donnez une image plutôt classe ; vous le voyez comme ça aussi ?
J’aime avoir un joli look sur scène, bien sûr. Ce que j’aimerais par-dessus tout, c’est que ma musique dégage quelque chose de digne, d’élégant. Quand je vais voir un concert un minimum classe, j’apprécie. Et j’espère pouvoir être vue comme quelqu’un d’intègre.
Didier Stiers
Jeudi 16, Club, de 20h20 à 21h10. Le 21 novembre au Cirque Royal (infos : 02/218.20.15 et www.proximusgoformusic.be)
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