Le groupe de Leeds a réussi un beau petit carton jeudi après-midi au Pukkelpop. Il est déjà en train d’acquérir ses lettres de noblesse.

D’Alt-J, je ne savais pas grand-chose. Juste que les mecs avaient vendu vite fait bien fait tous les tickets de leur concert à l’AB Club. Puis que les quelques morceaux de An Awesome Wave… vaguement entendus dans une bagnole en rentrant d’un gig au milieu de la nuit n’avaient pas plus que ça (r)éveillé ma curiosité. Bien, au Pukkel, les Anglais sont la première bonne surprise de la journée. Et par-dessus le marché, ils s’en sortent très bien à l’applaudimètre. Sur un mac british, quand tu tapes Alt j, ça fait un delta. Alt-J aime la géométrie. La géométrie et la pop sinueuse. Et puis il y a de ça. Du fleuve qui se divise en plusieurs bras. Des chansons qui prennent le large. On pense au Beta Band, à Why… Aux Fleet Foxes qui rencontrent Foals autour d’un feu de camp et aux Mistery Jets qui jouent avec Orange Juice selon la BBC. Non content de proposer des textures riches et alambiquées, les quatre Alt-J (un chanteur guitariste, un batteur, un bassiste et un claviériste) trois anciens étudiants aux Beaux arts et un autre en Lettres, aujourd’hui âgés de 22 à 26 ans, font dans leurs textes des références à l’héroïne de Léon (Matilda), à la mort du photographe Robert Capa (Taro) et à un chapitre de Last Exit to Brooklyn (l’irrésistible Fitzpleasure). Il fait tellement chaud et étouffant dans ce Castello que la moitié des mecs sont torses nus. Nus et forcements moites. Certains s’amusent à s’arracher les poils de bras. Il n’y a pas de petits passe-temps… (J.B.)

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Commentaires

Une réponse à “Alt-J met les points sur les i”

  1. Michel, le 16 août 2012 21 h 44 min

    J’aime beaucoup leur album. Une influence qui me paraît assez évidente mais qui n’est jamais citée, c’est James (le – formidable – groupe GB)

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