Snoop Dogg mitonne son pot-pourri

Question : à quel Snoop allions-nous avoir droit sur la Main Stage ce jeudi ? Le Dogg ou le Lion ? Le rappeur ou le rasta ? Réponse : le rimeur. Et l’émule de Jah qui vient de se réveiller en lui s’est contenté d’un titre reggae et d’un décor aux couleurs de la Jamaïque.

Ce qui surprend d’abord, c’est l’heure à laquelle Calvin Broadus Jr. – de son vrai nom – est programmé : 14h30, c’est tôt, et sous le cagnard, c’est encore pour beaucoup l’heure de la sieste. Ou du ravitaillement urgent : ce n’est pas le moment de mourir de soif, les bars sont véritablement pris d’assaut !

Du coup, pour que ce public se ramène, bouge et se manifeste un minimum sur autre chose que les traditionnels « make some fucking noise », le Snoop passe quasiment d’un style à l’autre au fil de sa setlist. En vrac : « Wet », commis en son temps avec la complicité de David « je mixe sans les mains » Guetta, « Jump around » en hommage à House Of Pain ou encore, « California gurls », bien sûr sans Katy Perry. Mais quand même avec deux danseuses, une blonde, une black, tantôt en survêt’ de sport, tantôt très court vêtues, en tout cas une fois qu’on passe sous la ceinture. Snoop, t’as trop la classe !

Après, normal de trouver que le final s’éparpille moins. Devant la scène principale, sur cet espace désormais plus dégagé (les vieux arbres ont bel et bien été abattus et remplacés par une seule rangée de plus jeunes), les festivaliers sont à point pour reprendre avec ce grand pimpin les « Drop it like it’s hot », « Who am I (What’s my name ?) » et autre « Young wild and free ». Pro, quoi.

Didier Stiers
(Photo : Thomas Blairon)

 

Didier Stiers

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