posté le 17 août 2012 |
catégorie Non classé
« C’est encore mieux l’après-midi », essayait dans le temps de nous faire croire Dechavanne. Bien, pas au Pukkelpop ce vendredi mon vieux… Mis à part les Eagles of Death Metal, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la moustache.
Les Walkmen nés sur les cendres de Jonathan Fire Eater ont toujours été un petit peu les Cosette du renouveau rock new-yorkais au début des années 2000. Les petits malheureux. Les laissés pour compte. Malgré de très chouettes disques comme Bows + Arrows ou A Hundred Miles Off, la bande à Hamilton Leithauser n’est jamais parvenue à vraiment faire son trou. Et on comprend un peu pourquoi quand on la voit sur scène. Il manque un truc aux Walkmen. Du volume. De la tension. De la niaque. C’est ce qui a fait la différence en faveur d’un groupe comme The National. Pendant quelques instants, un bout de morceau par-ci par-là, les Américains touchent à quelque chose. Laissent sortir l’électricité. Mais il y a toujours un court-circuit pour faire sauter le disque…
Les fils électriques, Jesse Hughes est plutôt du genre à les arracher avec les dents. Ses Eagles of death metal avec lesquels s’amusait jadis notre compatriote Tim Vanhamel (Millionaire) font du rock’n’roll roots, gras et sexy. Un peu répétitif et sans grande imagination certes mais efficace. Non content d’avoir la plus belle pornstache (moustache d’acteur de films pornos dans les années 70) du festival, Hughes a le plus beau marcel. Un marcel floqué du drapeau des Etats-Unis. Faut oser. Mais rien ne lui fait peur. Et certainement pas les quelques imbibés qui tentent de lancer une pyramide humaine dans les premiers rangs. Arrêt au deuxième étage. En attendant, Hugues (qui s’est consacré à son projet solo Boots Electric) et ses aigles n’ont plus dégainé un album depuis 2008 et rien ne semble s’annoncer sur le web. Il est temps de s’y remettre non ? (J.B.)
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