L’ancien Screaming Tree Mark Lanegan, sa voix ténébreuse et son band belge ont ponctué avec une classe vénéneuse la première chaude journée de ce 27e Pukkelpop.

Les Screaming Trees, les Queens of the Stone age, les Gutter Twins, les collaborations avec Isobel Campbell… On ne présente plus le vieux loup (il aura 48 ans en novembre) de Mark Lanegan. Le genre de mec que vous avez sans doute, peut-être sans le savoir, sur une plaque ou l’autre de votre discothèque. Parce que s’il est plutôt du genre discret, le bonhomme à la voix rocailleuse est tout de même l’une des méchantes pointures du rock (le vrai) américain qu’il incarne depuis un quart de siècle. Ce jeudi, sur le coup d’une heure du matin, c’est son dernier album, Blues Funeral, que le Californien débarque défendre avec son band sous le Marquee. Et ce band qui l’accompagne depuis des mois sur la route, il est belge. Formé par son pote le guitariste Aldo Struyf, de Creature with the atom brain. Lanegan a embauché Fred Lyenn (Lyenn, Dans Dans) à la basse, Jean-Philippe De Gheest à la batterie… “The Gravedigger’s song”, “Sleep With Me”, un petit intermède Bubblegum avec “Hit the City” et “Wedding Dress”… Le Mark bouge peu, ne pose pas le petit doigt sur un instrument mais dégage un truc aussi hallucinant qu’inexplicable. Méchante claque. Le meilleur gig de la journée. Du moins jusqu’à ce que le fidèle supporter des Lakers s’enfonce dans ces claviers années 80 qui salopent déjà son dernier disque. Les “Ode to sad disco” et “Harborview Hospital” un peu dégueux qu’on oublie dès que Greg Dulli (qui joue ce vendredi au Pukkel avec Afghan Whigs) le rejoint sur scène pour le “Methamphetamine Blues” final. Ce concert ne donne qu’une seule envie. S’en retourner voir la carcasse du vieux Lanegan le 18 novembre au Cirque royal.  (J.B.)

 

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