Le « Pukkelpop nouveau » est arrivé

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La 27e édition du Pukkelpop s’est ouverte jeudi midi. L’espace et la chaleur : voilà les deux premières impressions vécues sur le site. Les festivaliers sont présent en masse, les tickets « trois jours » sont sold out.

« So good to see you ! » Le message de bienvenue s’affiche partout. Sur les colonnes d’info plantées devant les chapiteaux. Sur les badges arborés par le personnel et les vigiles. Sans vouloir oublier le drame de l’an dernier, les organisateurs du Pukkelpop entendaient raviver l’esprit de la fête : ce « bienvenue » en est l’entrée en matière.

Autre détail qui frappe d’emblée : la double rangée d’arbres qui bordait le fond de l’espace Main Stage a disparu, remplacée par un simple rang de jeunes pousses. Ça ouvre le site, l’aère et, certainement, y fluidifie la circulation. Car malgré le thermomètre dans le rouge, ça circule, sur le terrain de Kiewit, et pas uniquement aux abords des bars, forcément pris d’assaut. En même temps, la météo est propice quand on est adepte de la crêpe. Les journaux lumineux recommandent l’usage de crème solaire.

Les créatures en bikini, on imagine que Snoop Dogg le rappeur de la West Coast aime ça. La preuve par ses deux danseuses peu vêtues, agrémentant son set best of, par moments très pot-pourri. Le « Wet » commis avec David Guetta et l’incursion reggae inclus. Le final est d’une autre tenue (« Who am I », « Drop it like it’s hot »…), tant mieux !

Tout à coup, l’après-midi prend les couleurs très dark des années 80. Au Castello, une grande tente toute fermée qui affiche souvent « volzet » et où il fait une chaleur de bête, les Américains de Chromatics profitent du succès que leur a procuré leur apparition sur la b.o. de Drive pour répandre leur froide mélancolie eighties pleine de claviers. Une espèce de new wave arty qui évoque tour à tour Cure, The Jesus and Mary Chain. De la dark synth pop made in Portland.

Au Marquee, on se promène plus du côté de Joy Division avec les toujours aussi maigres et pâlots The Horrors. Faris Badwan a une tête à faire peur et il est à espérer qu’il ne s’est pas cassé un os en descendant de scène. Encore une fois des claviers. Des grosses et épaisses nappes de keyboards plus ou moins noisy.

 

L’après-midi se termine, la météo, elle, reste définitivement tropicale. On imagine que Santigold rétribue convenablement ses deux danseuses : sur la scène principale, les demoiselles ne restent pas immobiles une seconde, enchaînant les chorégraphies tantôt sans accessoires, tantôt avec, telles ces ombrelles pour « L.E.S. artistes ». Tenir ce tempo trois jours durant relèvera probablement de l’exploit olympique.

Une heure plus tard, quand les Londoniens de Bloc Party succèdent à l’Américaine, ce n’est pas pour mettre la pédale douce. A une semaine de la sortie de leur nouvel album (Four), Kele et sa bande privilégient le rock sérieusement mâtiné de dance, avec des compos comme « Octopus », « Hunting for witches » ou « Banquet ». Et dire que la soirée ne fait que commencer !

DIDIER STIERS et JULIEN BROQUET

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