Dix ans de City Sonic

Symbole du “son dans la ville”, City Sonic, a pris vie il y a 10 ans grâce à Transcultures (Centre des cultures numériques et sonores) et ses partenaires. Musiques d’aujourd’hui, arts visuels et arts numériques s’y croisent pour métamorphoser l’espace urbain et proposer à tous les publics, chaque été, une déambulation poétique et sonore. L’édition 2012 s’ouvre ce 23 août, à Bruxelles, avec l’expo “L’oreille interne”, de Julien Sirjacq (photo), inspirée par les archives de Boris de Vinogradov, chef d’orchestre et figure de proue de la musique spectrale.

Surprises et innovations sont les deux axes de la célébration de ce dixième anniversaire. Au programme : massage sonore avec les Sonic Kids, travail sur la mémoire intime et collective, ambiance poétique pour le Sonic Garden Party, projets en avant-première… Au total, une centaine d’artistes se sont mobilisés cette année pour l’événement. Certains sont d’ores et déjà connus, comme Douglas Henderson, Rodolphe Burger, Max Neuhaus, Alexander MacSween ou Christophe Bailleau. Les étudiants – suivis toute l’année – y trouveront également une place importante car ils sont synonymes d’innovation, justement.

City Sonic se déroulera donc du 23 août au 15 septembre à l’Iselp puis du 27 septembre au 16 octobre aux Galeries (Bruxelles), du 1er au 16 septembre à Mons et du 7 septembre au 7 octobre à Huy. Dans la Cité du Doudou, c’est l’artiste et plasticien sonore Baudouin Oosterlynck qui ouvrira le bal, salle Saint-Georges, sur la Grand-Place.

M.C. (st.) – Info : www.citysonic.be/2012/

 

3 QUESTIONS à GAUTHIER KEYAERTS

A Mons, vous présentez une installation intitulée An-ART-key. Le concept ?
Elle évoque le punk, devenu ces dernières années une sorte de “nouveau chic”. Ce qui me semble décalé quand je jette un œil sur mes disques ! Si le punk est arrivé dans les années 70, c’est parce qu’il s’est passé beaucoup de choses auparavant. J’ai donc imaginé une ligne du temps, partant du futurisme, passant par des mouvements comme le dadaïsme ou le situationnisme, et s’arrêtant au punk. Elle se compose de 16 cadres “à la manière de”, qui rappellent des mouvements ayant en commun le collage, la citation et le détournement. Le tout est complété par une composition de 16 minutes, basée sur le même principe. Et c’est ludique… si le public veut s’amuser à reconnaître tous les emprunts.

Sous le pseudo de Next Baxter, vous jouerez aussi un “anti-DJ set”… Qu’est-ce que c’est que ça ?
Aujourd’hui, c’est un peu comme si le moindre snack avait son dj. Mais y a-t-il vraiment autant de gens qui ont ce talent ?! Je sais mixer, techniquement parlant, mais ce n’est pas ça qui m’intéresse. Je suis plutôt un sélecteur : je passe ce que j’aime, en espérant susciter une écoute. Et là, on retombe alors dans quelque chose de plus mélomane.

Transcultures, c’est également un label, Transonic, sur lequel vous sortez l’album Fragments #37-43
D’autres sorties sont attendues dès septembre sur ce label qui existe depuis quelques mois. Quant au disque, il reprend six ans de travail, de projets, des heures de musique, rassemblés en un tout cohérent de moins de trois quarts d’heure. Je voulais un bel objet, d’où la pochette et le vinyle coloré.

Didier Stiers

 

Didier Stiers

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