Peter Doherty: « Ce n’est pas agréable d’être tout le temps défoncé »

En promo pour la sortie du film « Confession d’un enfant du siècle », l’ex-Libertines s’est confié au Guardian. Il y livre sans pudeur son combat de tous les jours contre l’héroïne.

En exil à Paris depuis quatre ans, Peter Doherty reste fidèle à lui-même. Si les autres lads des Libertines ont une vie bien rangée avec femme et enfants, Peter Doherty reste seul avec son héroïne. Une drogue dont il a bien du mal à se défaire et qu’il prend tous les jours à contre cœur. Une dose minimum pour « survivre » dit-il au Guardian.

« Je prends une dose au réveil pour tenir 12 à 14 heures. Ensuite, je prends quelque chose pour l’assurance, juste pour tenir mon esprit éveillé. C’est plus psychologique qu’autre chose », explique-t-il à la journaliste anglaise. « Ce n’est pas vraiment agréable d’être défoncé tout le temps. L’énergie que tu as après une bonne nuit de sommeil, c’est tellement exotique : se sentir sain et en forme, capable et puissant. A l’opposé d’être un déchet, impuissant et muet. »

« J’essaie d’avoir un peu de self-control, de m’accorder quelques moments de vie saine. Je ne suis pas quelqu’un de suicidaire même si j’en ai l’air. Je suis vraiment horrible avec moi-même. Tu penses que tout va toujours bien aller, que ton corps va récupérer tout seul. Que tu auras une seconde chance. Mais j’ai 33 ans maintenant. Mon corps ne récupère plus. », poursuit-il.

Lorsque la journaliste revient sur l’incident de la SNCF, Peter Doherty avoue avoir donné une mauvaise version de l’histoire. Tout comme cette soit-disant idylle avec Charlotte Gainsbourg. Parfois, le poète maudit ne sait plus qui il est, ce qu’il fait et s’invente donc une réalité. Et c’est avec une tristesse non feinte qu’il raconte sa dernière mésaventure dans l’Eurostar de retour d’Angleterre. « Je me suis endormi pendant le trajet. Quand je me suis réveillé, je ne savais plus qui j’étais. J’étais dévasté et j’ai commencé à pleurer. Le chef de gare est venu me demander ce qui n’allait pas. Quand je lui ai expliqué, il m’a dit que j’étais Peter Doherty. Tout m’est revenu, j’ai attrapé mon sac et je me suis enfoui. C’était horrible comme sensation et je sais que dans quelques années, ça m’arrivera de plus en plus souvent. »

Pourtant la drogue, il aimerait s’en défaire. Le chanteur n’en est pas à son premier coup d’essai. Les cures de désintoxication, ça le connaît. « J’essaie. Je dois faire un effort pour continuer à voir mon fils, pour renouer avec mon père. Je n’ai plus 23 ans. J’en ai 33 ! » La famille, chez Pete, c’est important. Il aimerait en fonder une mais se rend compte, non sans amertume, qu’il passe à côté. Tout comme il passe à côté de ce père qui dénigre ce fils « pathétique ». Un fils qu’il ne veut plus voir tant que la drogue est présente dans sa vie.
Et c’est une lueur dans le regard qu’il confie : « Je vois toujours ma mère. Elle est venue voir mon film. Et vous savez quoi ? Elle a aimé ! »

Maïlys Charlier

Journaliste lesoir.be.

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2 commentaires

  1. Barzoy

    3 décembre 2012 à 22 h 50 min

    Quand cessera-t-on de gloser sur l’intéressante vie de ce tocard qui n’a à son actif qu’une pognée de morceau passables et auquel on passe toutes ses errances.

    D’un inintérêt !

  2. Lel

    10 décembre 2012 à 14 h 55 min

    @Barzoy: s’il n’y avait que lui…

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