«California Dreaming»: la route du rock de Classic 21

Du 18 au 29 avril, Classic 21 emmène 130 personnes sur les routes de Californie et du Nevada à la découverte de la musique californienne.
De San Francisco à Los Angeles, en passant par Las Vegas, 2.500 kilomètres au rythme de la musique West Coast, avec ses rêves de changer la société.
«Le Soir» suivra en direct l’aventure.

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La Route du Blues! C’était le printemps dernier, avec 65 Harley Davidson de Chicago à La Nouvelle-Orléans: un «bike trip» proposé par Classic 21 dans le but de remonter à la source du blues, de la soul et du rock. Ou comment vivre une aventure sportive, dans des paysages exceptionnels tout en s’instruisant sur l’histoire de la musique. Les musées studios Chess, Sun, Stax, BB King… Autant d’étapes qui permettent de mieux comprendre le rôle social joué par la musique du vingtième siècle et à qui l’on doit la musique d’aujourd’hui.

Marc Ysaye et son partenaire Bike To Beach ont décidé de remettre cela, dès jeudi prochain, avec California Dreaming. Cette fois, ce seront plus de 130 personnes avec 72 motos et 8 voitures qui s’élanceront dans l’aventure, de San Francisco à Los Angeles en passant par Las Vegas et Joshua Tree Park. Ce qui devrait faire 2.500 kilomètres au compteur en une dizaine de jours. L’idée est de partir à la découverte de cette musique qui, entre 1965 et 1975, a révélé au monde les rêves de changement de société d’une jeunesse qui n’attendra pas Mai 1968 pour se révolter. Le décor, c’est aussi la guerre du Vietnam et le besoin vital de sortir de cette gangue sociétale faite d’hypocrisie et de bienséance, de ce fameux Rêve américain vendu avec les produits d’un capitalisme tout-puissant.

C’est San Francisco et toute la scène hippie, au croisement de Haight-Ashbury, avec le Grateful Dead et le Jefferson Airplane en musiques de fond. Le Fillmore West, la contre-culture du Flower Power… Janis Joplin mais aussi Otis Redding «Sitting on the Dock of the Bay». Plein sud ensuite jusqu’à Santa Cruz et Monterey, comme le festival du même nom où Jimi Hendrix s’est fait connaître. Les «Good Vibrations» des Beach Boys viendront aussi de cette Highway One qui longe la côte, en passant par Carmel (bonjour Mister Eastwood!) et Big Sur, jusqu’à Morro Bay.

Il s’agit ensuite de quitter les humeurs océanes pour s’enfoncer dans les terres chaudes du désert. Ridgecrest, le désert et le Creedence Clearwater Revival à fond les manettes. «Born To Be Wild» chantait Steppenwolf. Histoire de bien se préparer avant l’entrée en fanfare à Las Vegas, terre de tous les péchés. Non, ce n’est pas Elvis ni Céline Dion qui accueilleront les bikers belges mais bien le spectacle Love des Beatles, par le Cirque du Soleil. Un peu d’invasion anglaise dans cette terre rock’n’roll du kitsch! Il s’agira de reprendre des forces au Hard Rock Hotel avant le retour dans le désert de Mojave, le Joshua Tree Park – où se trouve toujours le fantôme de Gram Parsons – et la Yucca Valley. La musique des Doors («Riders On the Storm») et de U2 («Where the Streets Have No Name») sera nécessaire pour l’entrée dans Los Angeles et ses anges bienveillants. Hollywood, le Sunset Trip, Venice Beach, ses nombreux clubs et hôtels mythiques. Tout cela sera résumé par le «Take It Easy» des Eagles.

Les Harley Electra Glide (monstres de 400 kilos destinés au confort de madame la passagère) et Road King (pour les plus raisonnables), tout comme les Mustang cabriolet, seront mises à rude épreuve. Le tout en version cool. Il n’est pas ici question de vitesse mais bien d’un art de vivre zen, les cheveux et la barbe au vent!

THIERRY COLJON


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