California Dreamin’ (3) : L’équipée sauvage

La belle Bad Boy en bordure d'océan. Photo Le Soir.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL

Samedi, au départ de San Francisco, avait lieu la vraie première randonnée de ce California Dreamin’ de Classic 21. Autant le dire tout de suite : en ce qui me concernait, il s’agissait d’un baptême pur et simple sur une Harley Davidson Bad Boy. Une vilaine fille d’ailleurs plutôt qu’un mauvais garçon.
Car la Bad Boy soigne son look Triumph de Marlon Brando dans l’Equipée Sauvage en ne supportant pas de pare-brise. Ce qui a pour effet, dès 65 MPH (miles per hour), de vous donner l’impression de vous envoler en vous comprimant les côtes.
Traverser le Golden Gate Bridge rouge est un vrai bonheur, un rare moment d’ivresse. C’est après, sur l’autoroute 101 (immortalisée part Depeche Mode), que ça se gâte. Heureusement, on en sort après une heure de torture pour rejoindre la One en traversant les vignobles de la Sonoma Valley (très bon Chardonnay !), suivis du lac et du barrage du même nom et d’une forêt superbe qui fit le bonheur de tous les motards. Des séquoias, un vieux pont métallique de 1909 sans doute photographié en son temps par Clint Eastwood, des terres rouges… Ce parc national est de toute beauté. Il nous amène, par d’infinis lacets, jusqu’à l’Océan et cette fameuse One qui longe le Pacifique. La vue est à couper le souffle. A gauche la verdure, à droite les falaises et au milieu : la route la mieux entretenue au monde. Deux lignes jaunes traversent un bitume parfait, sans le moindre nid de poule. La région semble avoir été créée pour la moto. Même la Bad Boy s’en donne à cœur joie, ronronnant de son doux son de purée (smatched potatoes).
Et on longe la côte où s’égaient de-ci de-là des otaries. Jusqu’à San Francisco où, avant de repasser le Golden Gate Bridge, on se fait un petit détour par Sausalito, le Saint-Tropez local.
Après tous ces efforts, rien de tel qu’un peu de musique pour terminer la soirée. Direction le Great American Music Hall, une vieille salle rococo qui va à merveille au groupe du jour : The Revival Tour. Ce groupe local, qui fait le plein, explique à sa façon le succès américain des Londoniens de Mumford & Sons. Violon, harmonica, guitares, contrebasse : le folk d’inspiration celtique est le même. Mais ça plaît beaucoup ici.
Allez, demain, on prend la route de Monterey et ça, c’est une autre histoire.
THIERRY COLJON

La carte

La playlist

Les photos

RIDGECREST to LAS VEGAS - Death Valley

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©Philippe BUISSIN / CLASSIC 21


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