Taha première Nuit avec nous

rachid tahaLes vingtièmes Nuits Botanique se sont donc ouvertes officiellement, vendredi soir. Pas encore de Cirque royal mais bien un chapiteau déplacé dans le jardin. Ce qui libère de la place au pied des escaliers qui servent toujours de gradins de discussions entre deux concerts. Sous la chapiteau aux pans transparents, quatre cages vitrées protègent des arbustes, ajoutant un petit côté cosy.

Le monde est déjà bien présent pour jouir de ce début d’affiche. La découverte du jour s’appelle Gaël Faye, jeune chanteur rappeur franco-burundais. Il s’agissait de son premier vrai concert bruxellois et on peut dire qu’il fut très convaincant par son aisance, ses textes libres et à la fois engagés, un groupe aux sonorités diverses (entre trompette et flûte) et enfin son invité de marque: Jali pour une chanson hommage à cette région martyrisée d’Afrique, entre Rwanda et Burundi.

Au Salon, Boris de v.o. présentait son nouveau projet entouré d’un quartette à cordes. L’endroit va à merveille à la délicatesse d’une musique folk aux mélodies sinueuses, même si la présence de canapés ne doit pas inciter le public à s’endormir.

Ce n’est en tout cas pas ce qui pouvait arriver à ceux, nombreux, qui avaient fait le déplacement pour Rachid Taha. Le chanteur franco-algérien est venu présenter son nouveau groupe, avec toujours le fidèle Hakim Hamadouche à l’oud, et les chansons de l’album Zoom. C’est d’ailleurs par là qu’il commence, faisant aisément danser son jeune public. Voilà qui aurait d’ailleurs réconcilié Luc Trullemans avec une culture on ne peut plus joyeuse et pacifique. Rachid, après cela, n’avait plus qu’à dérouler le tapis, avec d’abord un solide “Barra Barra”, avant les attendus ” Ya Rayah”, “Rock el casbah” et “Voilà voilà” car voilà, voilà que ça recommence, (les fascistes) partout, partout, ils avancent. La leçon n’a pas suffi, faut dire qu’à la mémoire on a choisi l’oubli. Partout, partout, les discours sont les mêmes: étranger tu es la cause de tous nos problèmes. Moi, je croyais qu’c'était fini. Mais non, mais non, ce n’était qu’un répit…
Merci Rachid pour ces paroles essentielles. Poing levé, tu as raison de penser que face aux Marine Le Pen du monde entier, il n’y a qu’une solution: la révolution!

BELIN

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BRUXELLES. NUITS DU BOTANIQUE. BERTRAND BELIN EN CONCERT. PHOTO : RENE BRENY

THIERRY COLJON


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1 commentaire

  1. F. Willems

    4 mai 2013 à 21 h 47 min

    Bonjour Monsieur Coljon,
    Aucune chanson n’a fait de révolution et avant la révolution que vous appelez, essayez la résistance.
    Bien à vous,
    F. Willems

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