Plus jamais sans Balthazar

Frontstage - BalthazarPour l’heure, ces Belges-là doivent former le groupe le plus travailleur du Plat Pays. C’est du moins ce qu’on se dit au vu de leur agenda chargé comme un Lance Armstrong. Sauf qu’eux, quand ils font la leçon – de musique -, c’est avec une classe folle. Aux Ardentes aussi, Balthazar éclate les formats, sans tricher.

 

Passer une nuit, fut-elle courte, sur une première impression et se retrouver avec la même impression le lendemain matin ne signifie qu’une chose : pas de raison de changer d’avis. Et donc : jusqu’ici, le concert de Balthazar est ce qu’on a vu de meilleur à Coronmeuse. Si l’on ne peut plus vraiment parler de découverte, puisqu’il écume les scènes belges et même européennes, on peut cependant encore être surpris de voir et d’entendre un groupe aussi en place. Aussi juste. Avec autant de présence scénique, et d’identité, également.

Bien sûr, le lien entre Balthazar et dEUS est évident. Si Tom Barman n’a pas manqué de signaler tout l’intérêt qu’il lui porte, c’est peut-être aussi parce qu’il lui rappelle ses propres débuts avec ses camarades anversois. L’époque de Worst case scenario, de ces compos qui ne s’embarrassaient d’aucun canevas imposé. Bref, uniques.

Rats, le deuxième album de Balthazar, c’est un peu ça aussi, et c’est là-dedans qu’on se retrouve pris, en les écoutant jouer sur la scène en plein air. Des structures qui se moquent des lignes droites. Des accents qu’on croit reconnaître mais que la fugacité rend encore plus fascinants. Ils disent avoir approfondi Dylan, Nick Cave et Leonard Cohen parce qu’ils ont senti que ces mecs avaient des choses à dire ? « Sinking ship » est un peu dylanien, dans son phrasé.

La setlist en est parsemée, de ces titres comme « Lion’s mouth (Daniel) », superbes, où le violon souligne les chœurs lancinants. Une certaine élégance. Mais sans snobisme ni prétention. Quelque chose de cinglant, parfois, mais qui saisit, pas qui file la migraine.

Les voix se combinent, pour multiplier encore les couleurs du chant. Quand ils s’y mettent tous, la vibration est presque palpable. « Raise your glass », répètent-ils dans le final de « Blood like wine ». Balthazar vaut bien plus qu’un toast !

Didier Stiers
(Photo : René Breny)

Le groupe sera ce 13 juillet à TW Classic, le 14 au Cactus, et le 10 août aux Lokerse Feesten.

 

 

Didier Stiers

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