Vis ma vie de drone en festival : M

MBon, ben, merci bien l’internaute ! Moi qui n’avais jamais vu M de ma vie et qui ne comptais pas exactement aller le voir un jour, j’ai été gâté ! Tout un concert, dis donc ! Et en fin de festival, quand les fans et les autres sont plus que jamais prêts à se lâcher ! Du coup, j’en suis revenu taraudé par cette question : pourquoi ?

M, tête d’affiche de ce dernier jour d’Ardentes, ravit le monde venu voir son improbable spectacle. Parce que spectacle il y a, attention. Avec costumes, accessoires et autres instruments de musique trafiqués. C’est donc à ça qu’elle ressemble, cette fameuse « basstar », mélange, comme son nom l’indique, de guitare, de basse et de claviers. Le genre d’engin qu’on verrait bien dans un film cyberpunk, tiens !

Le fils Chedid, lui, est théâtral à souhait dans ce personnage à la limite de l’hystérie, qui flippe à l’idée de s’ennuyer et se lance dans son concert façon Polnareff, tout seul au (tout petit) piano (pour « Elle » si je ne m’abuse), avant d’enchaîner de manière autrement plus bigarrée. Pendant « L’île intense », un danseur peinturluré vient se secouer devant le Machistador. Les titres défilent, ça chante un peu partout, l’« Onde sensuelle » a frappé !

Mais voilà… Au-delà de tout ça, perso, j’ai pas compris grand chose au comment du pourquoi il soulève à ce point l’enthousiasme. Mais bien sûr que c’est bien écrit, tous ces textes pleins de trouvailles et d’inventivité. Of course qu’il ne se contente pas de venir les interpréter sur scène. Qu’il fait participer, les enfants y compris. Evidemment que c’est ludique, à fond ! Qu’il joue, mais oui, ça, je le vois bien malgré ma dioptrie déficiente !

Seulement, le mélange des genres, type chanson française + rock de guitar hero pratiqué jusqu’à l’overdose, on peut aussi trouver ça tout de suite moins gai. Ou kitsch. Pas très rock. Un peut trop Starmania-esque. Ensuite, ces moments où on ne distingue plus très bien les mots parce que la voix haut perchée se confond avec le son de la gratte, bon, voilà quoi… Allez, sans rancune, l’internaute !

Didier Stiers
(Photo : René Breny)

 

Didier Stiers

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2 commentaires

  1. ex abrupto

    16 juillet 2013 à 13 h 09 min

    Quand le journaliste du soir ne décèle même pas l’intérêt musical du fils Chedid… et lui préfèrerait Piano Club. C’est grave docteur ? Oui.

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