Biolay aux Francos de Spa: “J’ai beaucoup de chance”

BENJAMIN BIOLAY  FRANCOFOLIES 2013 POUR LE SOIR PHOTO DOMINIQUE DUCHESNESDéjà attiré par Puggy qui succédait à Biolay sur la même scène, le public s’est pressé pour voir le concert explosif de Benjamin. L’artiste a complètement appréhendé la scène avec un concert ébouriffant.

Quand on se souvient de son premier concert au Museum du Botanique, tout en intériorité, assis sur sa chaise, on ne peut qu’évaluer le chemin parcouru. Déchaîné, en vraie bête de scène qu’il est devenu, Benjamin Biolay a livré un concert fabuleux, un grand moment comme tout festival en raffole.

Quelques minutes avant son concert, on a retrouvé Benjamin backstage. Cette tournée lui procure un vrai plaisir: «Après, tout dépend du contexte, du lieu, de l’heure, du public. C’est très fatigant, je suis bien crevé là maintenant. Mais j’adapte aussi la scène à mes albums. Rose Kennedy, c’était surtout des ballades. Le Botanique était l’endroit idéal pour le jouer. Consciemment ou pas, ce disque-ci, réalisé alors que je sortais d’une tournée, est davantage fait pour la scène. J’avais déjà, avec La Superbe, un peu fendu l’armure. Ça m’enlève une épine du pied. La grande différence aujourd’hui, c’est si on me demande de jouer devant 15.000 personnes en plein air, j’aurai moins la trouille.»

Les projets, pour les mois à venir, sont très cinématographiques, sans oublier de prendre le temps de vivre. Même si Sophie-Tith fait partie de toutes celles qui rêvent d’un album comme il a pu faire pour Vanessa Paradis: «J’ai dit que j’aimais bien Sophie-Tith, c’est tout. Elle chante très bien. Mais je trouve que ça la dessert, son album de reprises. Il faut arrêter de faire des albums de trois jours. Elle a la vie devant elle, elle a une voix extraordinaire. Elle respire l’intelligence aussi. Je ne cherche pas la nouveauté à tout prix mais si j’entends une voix qui me plaît, je le note dans ma tête…»

Pour Benjamin, ce concert d’hier était le second aux Francos de Spa. Qu’a-t-il retenu du premier? «Les insultes de Michel Fugain sur l’écran géant. Qu’est-ce que je lui avais fait?»

«J’ai beaucoup de chance», dit-il aujourd’hui. Et la tournée de Vanessa? Va-t-il y participer, comme -M- l’avait fait? «Je ne sais pas… On verra. Rien n’est sûr, donc je n’annonce rien.»

Contrairement aux Francos de La Rochelle où l’avaient rejoint Jeanne Cherhal, Orelsan et Carl Barât, il n’y en a pas eu ici. «Non, ce n’était pas prévu. On ne fait pas de balance en festival, ce n’est donc pas un cadeau à faire à un invité. À La Rochelle, on a eu le temps. Ici, je suis arrivé cet après-midi et je repars ce soir après le concert. Restent huit dates que je ne prolonge pas car il y a les enfants aussi. Ils sont en congé. Les festivals d’été, tu ne les vois pas. C’est égocentrique et en même temps collectif, car tu partages avec le public et tes musiciens, les techniciens. Tu fais vivre une PME. On n’a annulé aucune date, ça, c’est important pour moi.»

Thierry Coljon


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